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18-12-2014  

Squat et Urbanisme  

Mémoire de fin d’étude (98-99)
Pour l’Institut Supérieur d’Architecture Saint-Luc
par  Thomas DAWANCE

Bruxelles - membre actif de l'association "321 logements" et chercheur au Centre de Recherche Urbaine (ULB)
 

Association 321 logements

http://www.321logements.be/ 

Droit au logement

http://www.rbdh-bbrow.be/ 

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Ensemble de l'étude : Mémoire- le SQUAT

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Résumé :

I.  Introduction
Avant de décrire le but de ce mémoire, nous voudrions expliquer brièvement le cheminement personnel que nous avons effectué au long de ces deux dernières années pour en arriver à nous intéresser à la thématique des squats. 

Dans le cadre de l’atelier de troisième année, principalement axé sur le logement, nous nous sommes  investis dans l'étude des possibilités offertes par le travail participatif dans la construction de logements sociaux.  Nous avons, à cette occasion, pleinement pris conscience de la nécessité de l'engagement des hommes dans la création de leur propre environnement.  Par la suite, lors de notre voyage d'étude en Angleterre, nous nous sommes intéressés à la rave Culture et avons réalisé une dissertation à ce sujet. Notre but était alors de comprendre les enjeux que ces jeunes soulevaient par l'utilisation illégale et temporaire de bâtiments abandonnés.  Notre intérêt pour les squats constitue le trait d'union entre ces deux premières recherches : les squatters utilisent des espaces construits abandonnés ou vides et y construisent en collectivité leur propre environnement. 

Pour pénétrer l'univers des squats, nous avons réalisé un voyage à travers l'Europe au cours duquel nous avons visité seize squats.  C'est au cours de ce voyage que nous avons pris conscience des réels enjeux des squats.  Nous étions guidés par une simple curiosité mais nous en sommes revenus transformés.  A notre retour, nous nous sommes engagés dans de nombreuses lectures afin de constituer un cadre théorique permettant de comprendre leurs pratiques, leurs idéaux, leurs revendications.  Nous avons, enfin, participé à un projet architectural initié par des squatters bruxellois.

C'est avant tout avec un regard d'urbaniste que nous nous sommes impliqués dans ces recherches.  Nous voulions avant tout nous faire une opinion concernant leur méthode radicale d'investissement de bâtiments vides.  Une recherche historique sur les squats nous révéla que le phénomène ne datait pas d'hier et qu'il était toujours présent dans les heures graves de l'histoire des villes modernes.  Si le squat a existé à différentes époques, sous des formes et pour des raisons variées, le phénomène est toujours un sujet brûlant d’actualité.  Liège accueille actuellement deux squats, le phénomène nous concerne donc directement.  Après le survol historique, nous avons cherché à appréhender le contexte politique local.  Nous avons donc cherché à savoir quelle attitude le politique adoptait face au phénomène des squats, ainsi que celle qu'il adoptait dans la problématique du logement et des bâtiments vides.  Au regard du discours politique dominant, nous avons commencé à affiner notre opinion. 

Nous avons ensuite tenté de comprendre le mode de vie des squatters.  Nous nous sommes intéressés à leur origine sociale et à leur position dans la société salariale.  Nous avons abordé également la structuration de leur espace-temps afin de dégager quelques grandes revendications communes à l’ensemble des squats, concernant le travail, la vie collective et le voyage. 

Nous nous sommes ensuite questionnés sur leur manière d’envisager l’habitat et la ville, ce qui nous a amenés à émettre l’hypothèse que leur mouvement d’occupation constituait une réelle méthode urbanistique. Le but de notre mémoire est en fait de démontrer que cette méthode urbanistique mérite toute notre attention car elle est porteuse d’enjeux pour la politique future de nos villes.

II. Définition 
Petit Robert :

SQUAT:  n. m. (1977, du verbe squatter)
1°  Action de squatter.
2°  Habitation occupée par un squatter.


1. SQUATTER :  n. m. (1835 ; mot anglo-américain, de to squat, proprement dit "s'accroupir, se blottir")
1° Aux Etats-Unis, pionnier qui s'installait sur une terre inexploitée de l'Ouest, sans titre légal de propriété et sans payer de redevance.
2° (1948) Personne sans logement qui s'installe illégalement dans un local inoccupé.
2. SQUATTER : v. (1969 ; Occuper illégalement (une habitation vide)  On dit aussi squattériser)

 
Autre terminologie souvent rencontrée :
SQUATTAGE:  Que nous comprenons comme l'action de squatter !  L'utilisation de ce mot nous permettra d'employer le terme squat uniquement dans son second sens, celui d'habitation.

 

 

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