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29-03-2017  

Bungalow et habitat intergénérationnel au Canada

 

Pourquoi ne pas, à petite échelle, construire des logements supplémentaires accolés aux bungalows dans le but de donner un accès à la propriété à prix modique à l'un des membres de la famille? On appelle ce concept la propriété intergénérationelle

 

Carole Després travaille au Centre de Recherche en Aménagement et Développement de l'école d'architecture de l'Université Laval à Québec (CRAD).

Les études réalisées au CRAD portent notamment sur l'ajout potentiel d'un deuxième logement à la maison unifamiliale de type bungalow.

carole.despres @@@ arc.ulaval.ca 

 

Pourquoi aujouter un deuxième logement à ces constructions alors que d'ici 20 ans elles seront trop nombreuses sur le marché?

 

En raison de son unique étage, le bungalow est une maison parfaitement adaptée aux personnes agées qui sont en perte de mobilité. De plus, les enquêtes du groupe de recherche de Carole Després ont démontré que dans plusieurs cas, la famille québécoise aime bien la proximité de ses pairs. Pourquoi ne pas, à petite échelle, construire des logements supplémentaires accolés aux bungalows dans le but de donner un accès à la propriété à prix modique à l'un des membres de la famille? On appelle ce concept la propriété intergénérationelle. Ces quartiers ont besoin, toujours selon Mme Després, d'un rajeunissement de population. Et comme le quartier est beaucoup plus attirant que le bungalow en tant que tel, pourquoi ne pas en profiter pour revoir le bungalow en profondeur dans le but de le rendre plus attirant pour les jeunes?

 

Source: radio-canada

 

Vers le bungalow tribal?

 

Un groupe d'étudiants en architecture a planché sur un concept nouveau pour des temps nouveaux: la maison intergénérationnelle de banlieue

 

Au début du mois d'avril, la Ville de Québec effectuera une consultation publique auprès des propriétaires de maisons unifamiliales du quartier Duberger. Ces derniers auront à se prononcer sur le principe d'implantation, au niveau de cinq à dix résidences, de la "maison intergénérationnelle de banlieue", et aussi sur des propositions de modifications temporaires au règlement de zonage.

 

De plus en plus populaire, également appelé "logement supplémentaire autonome", le concept de maison intergénérationnelle consiste à ajouter un espace locatif indépendant et privé à sa résidence, que ce soit sur le côté, à l'arrière ou au-dessus de chez soi, un espace qu'habiteront un ou des membres de la parenté.

 

Une contribution significative

La démarche de la Ville de Québec s'appuie sur une étude réalisée l'an dernier, et à sa demande, par l'École d'architecture de l'Université Laval. Durant le trimestre d'hiver 2000, les professeures Geneviève Vachon et Carole Després ont mis à contribution les étudiants et étudiantes de première année du cours Atelier de design architectural: Projets d'habitation I. À l'aide de logiciels de modélisation, ces derniers ont étudié les diverses façons de faire un ajout à un bungalow typique du quartier Duberger, soit une maison de 7 mètres par 12 mètres, sur un terrain de 18 mètres de large par 30 mètres de profond.

"Nous avons trouvé que le fait de vouloir ajouter un logement supplémentaire autonome à un bungalow qui a des caractères architecturaux et d'organisation très typés, n'était pas simple, explique Geneviève Vachon. Il fallait tenir compte de toutes sortes de variables, entre autres, de l'impact, à certaines heures de la journée, de l'ombre portée sur la cour arrière, ou sur celle du voisin, par un étage ajouté à la maison."

L'équipe de travail de l'École d'architecture a aussi fait quelques recommandations. Par exemple, en ce qui concerne le respect du caractère unifamilial de la résidence et du quartier. Il s'agit là d'une exigence formulée par bon nombre de citoyens lors d'enquêtes. "Une deuxième porte d'entrée sur la même façade change le rapport du bungalow à la rue, indique Geneviève Vachon. La solution serait de faire en sorte que le logement supplémentaire dans la marge latérale soit en retrait par rapport à la résidence." Il serait également possible d'intégrer à l'ajout latéral une portion du bungalow, par exemple une troisième chambre à coucher qui ne sert plus. On pourrait même scinder en deux unités un bungalow surhaussé et sa cour arrière.

 

Les coûts assez élevés, voire très élevés dans certains cas, de telles transformations font dire à Geneviève Vachon qu'il faut voir la rentabilité de l'habitat multigénérationnel davantage dans sa dimension sociale que dans sa viabilité économique.

 

Une solution à considérer

Entraide, réconfort, revenu additionnel ou sécurité, les avantages rattachés au logement supplémentaire autonome sont nombreux et significatifs. Une telle formule pourrait inciter un couple âgé à demeurer plus longtemps chez lui. Elle pourrait aussi convenir à une femme divorcée et à son enfant désireux de se rapprocher des parents de celle-ci. Elle pourrait également faire l'affaire de gens qui laissent leur maison sans surveillance lorsqu'ils quittent pour la résidence secondaire.

 

Pour en savoir plus sur le sujet, on peut consulter le document Analyse des accommodements réglementaires actuels en rapport avec le logement supplémentaire

 

 

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