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Mise à jour : 31-03-2017  

La simplicité volontaire

S’entraîner à vivre pauvre "Etre économe, c’est comme être au régime : c’est plus facile si vous avez un objectif tangible" - La fin du "toujours plus"

 

"La simplicité volontaire ou sobriété heureuse est un mode de vie consistant à réduire volontairement sa consommation, ainsi que les impacts de cette dernière, en vue de mener une vie davantage centrée sur des valeurs "essentielles".
Cet engagement personnel et/ou associatif découle de multiples motivations (voir section : Motivations) qui vont habituellement accorder la priorité aux valeurs familiales, communautaires et/ou écologiques.

On peut trouver la trace de son origine en Europe dans les écrits de Léon Tolstoï et de John Ruskin (Unto This Last), et en Amérique du Nord dans les écrits de Henry David Thoreau (Walden).
Il est représenté, par exemple, par le mouvement des Compagnons de Saint François ou encore les Communautés de l'Arche de Lanza del Vasto, inspiré par Gandhi, lui-même inspiré par Thoreau et Ruskin. On le retrouve aussi au Québec, province du Canada, sous l'influence de penseurs comme Serge Mongeau et des éditions Écosociété."

http://fr.wikipedia.org/wiki/Simplicité_volontaire
 

 

La simplicité volontaire consiste à adopter un mode de vie moins dépendant de l'argent qui vise à satisfaire ses vrais besoins, c'est-à-dire tracer la ligne entre ses besoins et ses désirs. On parle aussi parfois de frugalité. La simplicité volontaire est un mouvement qui existe depuis des millénaires, même si le terme est très récent. Il y a 2500 ans, Socrate vivait une existence très simple et il croyait que celui qui possédait peu était plus près des dieux et de l'univers. Les Philosphes Cyniques, ainsi qu'Épicure prônaient déjà la simplicité dans l'Antiquité.
http://fr.ekopedia.org/Simplicit%C3%A9_volontaire

 

The Simplicity Institute Melbourne seeks to facilitate the rapid transition away from growth-based, consumer societies toward sustainable and more rewarding societies based on material sufficiency. The Simplicity Institute aims to facilitate and promote the organisation of the Simplicity Movement, by encouraging collaboration and developing community initiatives wherever possible.
http://simplicityinstitute.org/

Stories of simplicity - Des histoires de "Simplicité Volontaire"J'ai commencé à me demander comment une personne pourrait avoir besoin de tant de choses?
http://simplicityinstitute.org/sos.pdf

The Simple Living Institute (Florida 2002), an organization devoted to helping people attain happiness through a lifestyle called voluntary simplicity, or simple living
http://www.simplelivinginstitute.org/
Back to Basics: Living with "Voluntary Simplicity" Overwhelmed by consumerism and sobered by the economy, more Americans are embracing the less-is-more philosophy of "voluntary simplicity," trading possession obsession for personal fulfillment.
http://www.oprah.com/omagazine/Meet-Followers-of-the-Simple-Living-Philosophy

 

The Simple Living Network
http://www.simpleliving.net/

Simple Living forums
http://www.simplelivingforum.net/

The Financial Integrity Program Guide (free) - The Power of Enough - Your Relationship with Money - Lifetime Income & Personal Balance Sheet
http://www.financialintegrity.org/

 

The simple way - Activism-Clothing-Community-Energy-Food-Housing-Mindfulness And Attitude-Miscellaneous-Money-Politics-Reducing Waste-
Socialising and Entertainment-Stuff-Technology-Transport-Water-Work and Time
http://simplerway.org/

 

Gaia, écovillage argentin basé sur la simplicité volontaire
Gaia, écovillage argentin - éco-monastère - Renoncer à ses biens privés pour aller vers un travail commun, au profit de chacun - Mener une vie « soutenable » : c’est le choix fait par les habitants de l’écovillage de Gaia, en Argentine. Respecter la biodiversité, inventer des échanges économiques alternatifs, créer l’autosuffisance énergétique, repenser l’architecture… Les membres de la communauté de Gaia expérimentent une vie différente, fondée sur une simplicité volontaire
http://www.bastamag.net/article1370.html 
Ecovilla Gaia - La Ecovilla cuenta con una superficie de 20,3 has en el partido de Navarro, a unos 110 km de la ciudad de Buenos Aires
http://www.gaia.org.ar/

 

My Post-Electric Washing Machine: The Deindustrial 2020
Conservation, Urban Projects, Waste Systems & Recycling — by Samuel Alexander 2012
http://permaculturenews.org/2012/12/19/my-post-electric-washing-machine-the-deindustrial-2020/#more-8953

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8 Benefits You Can Make Happen by Living Simply:


8. More time for exercising or just walking
7. More time for cooking healthy home made meals
6. Lower monthly living expenses so you can spend on what’s most important to you instead
5. More time for personal development so you can grow spiritually and live out your purpose
4. More time to follow and advance in your career or business
3. More resources and time to pursue giving back to charities and causes that inspire you
2. The opportunity to retire from your job earlier than you thought and transition over to your passion/purpose
1. The freedom and opportunity to build a life on your own terms

Also- you don’t have to get into a TINY house to do all this.
You can accomplish these things over time by applying simple living principles to your current life.
Just ask yourself, “what’s the one thing I can do to simplify my life right now that will make things easier and or maybe even unnecessary?”
And see what your brain comes up with!
It might be de-cluttering a drawer, putting away a bunch of papers/mail on your counter, cleaning out your desk…
Or even better ignoring everything (including this article) and spending time with a loved one (or a coworker)!
…or giving away 5 things you own that you don’t really have any use for anymore.
Just remember to start small. Do what you can with what’s in front of you… with what’s easy and obvious.
If you’re at work, for example, maybe it’s to be in the moment and find appreciation for your job so you can bring some purpose back to it?
Source: http://tinyhousepins.com/8-benefits-you-can-make-happen-by-living-simply/

 

"I began to question how could one person need so much stuff?"
"Voluntary simplicity is not “living cheap” but is “living fully according to one’s own priorities.”’
‘I am probably earning less now than I would if I had decided to keep on my previous career path—but I have more time to myself and some life quality back.’

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La décroissance : travailler moins et dépenser moins - Ils gagnent donc moins d'argent, mais ne consomment que le nécessaire et privilégient la qualité de vie.
http://www.les-experts.com/article-378049-la-decroissance-travailler-moins-et-depenser-moins.html
Vivre avec peu d'argent - la simplicité volontaire
http://simplicitevolontaire.bbfr.net/t1868-vivre-avec-peu-d-argent
Bien vivre moins cher - profiter de la vie à petit prix
http://www.bien-vivre-moins-cher.com/
Eloge de la lenteur - Slow life
http://www.habiter-autrement.org/01_tendances/20_tend.htm
Vous avez dit décroissance ?
http://www.habiter-autrement.org/01_tendances/18_tend.htm 
L'art d'économiser
http://www.art-economiser.com/Mon-histoire.htm
Réduire ses dépenses - de nouveaux concepts apparaissent pour lutter contre la crise : Le Don d’objets:

www.je-donne.org

www.jedonnetout.com 

 

Micro maisons
http://www.habiter-autrement.org/tinyhouse 
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New-age de la frugalité

« qualité de ce qui est frugal » « modération, sagesse, sobriété »
 

Vivre en plus petit : la nouvelle frugalité américaine ... par Hélène Crié-Wiesner - Ecrivain, spécialisée en environnement...2009  - Maisons, voitures, alimentation : en crise économique et écologique, l'Amérique redécouvre avec entrain les vertus de la sobriété.
(De Raleigh, Caroline du Nord) Frugalité, simplicité, vivre mieux avec moins… On se croirait revenus à l'époque des gentils hippies, quand "small" était "beautiful", et surtout fun. Sauf qu'aujourd'hui, la crise force la société américaine à reconsidérer ses valeurs.
A en croire la presse ces derniers mois, les habitants de ce pays sont devenus des modèles de sobriété : petites voitures, petites maisons, cartes de crédit à la poubelle, repas à domicile, sans oublier la vogue des potagers et poulaillers personnels. Autour de moi, je le constate : tout rétrécit au pays de l'oncle Sam.
Ces nouveaux comportements sont parfois contraints, parfois volontaires, histoire de prendre les devants sur les changements inéluctables qui s'annoncent, dus -sans ordre précis- aux crises économique et écologique.../...

http://blogs.rue89.nouvelobs.com/american-ecolo/2009/06/03/vivre-en-plus-petit-la-nouvelle-frugalite-americaine


Le frugal marketing, une pratique venue du tiers-monde. Crise oblige, les marketeurs et les marques se mettent à produire en Europe comme elle le font dans les pays du tiers-monde
http://fr.slideshare.net/joelletanjaka/le-marketing-frugal

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... autres liens utiles

 

Constructing a simpler life - Small House Inspirations
http://greenaerie.blogspot.com/
Tiny House Blog Gallery - Living Simply in Small Spaces
http://tinyhouseblog.com/gallery/


Mon autarcie ... faire autrement, sans pétrole... et j'ai la chance d'aimer un mode de vie de Robinson, comme d'autres aiment faire le tour du monde à la voile ou à vélo: je fais en permanence le tour d'un monde casanier..
http://monotarcie.blogspot.com/
Vivre en autarcie - Économie domestique dans laquelle l'on ne consomme que sa propre production - Racontez votre quotidien et partagez votre expérience. Participez à nos forums et créez un blog sur le portail de l’autarcie pour contribuer à une formalisation moderne de savoir-faire ancestraux.
http://vivre-en-autarcie.com/
CYTHARE - Forum maintenant fermé - Projet de communauté pour vivre sans argent ni troc - Le projet consiste à créer une communauté au sein de laquelle ses membres pourront vivre sans argent ni troc et ce dans l'objectif d'un monde sans argent. Ce forum est un espace de discussion entre des personnes convaincues qu'un monde sans argent est possible et préférable.
http://cythare.free.fr/SMF/

Egaliville - Ce portail est dédié à la réflexion sur un projet de village égalitaire, sans argent ni troc, et ayant pour but d’étendre ces principes de vie à la société actuelle.
http://egaliville.clicforum.fr/
Les clefs d'une vie - tout ce qui a un rapport à la nature, à l'écologie, à l'économie, à la liberté de vivre libre, d'un mode vie en semi-autarcie ou en éco-village
http://lesclefsdunevie.free.fr
Worbz un magazine en ligne - reflet des idées émergentes et du vivre autrement. Il est le fruit de voyages à travers le globe qui récolte de multiples visions et modes de vies, qui diffèrent ou se croisent.
http://www.worbz.com/

 

Point de vue altermondialiste par Béatrice Turpin
http://decroissance.lehavre.free.fr/nrj.htm
Replay - super court métrage
http://www.terre.tv/#/fr/pollution-et-dechets/fiction/1774_replay
Un élément biodégradable .... nous !
http://www.terre.tv/#/fr/pollution-et-dechets/fiction/1769_derive-et-derives
Film d'animation, l'élevage à l'heure des biotechnologies. Un petit bijou.
http://tvbruits.org/spip.php?article1279
La télé des générations futures
http://www.terre.tv/

Les idées d'Optimistes Sans Frontières
http://www.liguedesoptimistes.be/
Gordon Sato offre ce qu'il possède pour aider la vie à une époque où tout le monde souhaite gagner du temps et de l'argent- il a décidé d'utiliser le soleil et la mer pour transformer le désert côtier en une forêt
http://jardinsessentiels.blog.fr/2009/04/27/portrait-d-un-jardinier-extraordinaire-6014120/
http://rolexawards.com/en/the-laureates/gordonsato-home.jsp

« J'ai toujours été du côté de ceux qui cherchent la vérité, mais je les quitte lorsqu'ils croient l'avoir trouvée. » Luis Buñuel

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Suite à propos de Ecovilla Gaia

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Ecovilla Gaia - La Ecovilla cuenta con una superficie de 20,3 has en el partido de Navarro, a unos 110 km de la ciudad de Buenos Aires
http://www.gaia.org.ar/

 

À la descente du bus ce dimanche-là, les rues de Navarro sont quasi-désertes. Au bout de quelques minutes, un remis – un taxi argentin – apparaît sur la route. À l’évocation du nom de Gaia, le chauffeur ne demande pas plus de précisions et nous embarque sur un chemin de pampa. Dans cette ville de 9.000 habitants située à 120 kilomètres de Buenos Aires, tout le monde connaît l’écovillage Gaia. Il y a 14 ans, les membres de l’association du même nom ont acheté un terrain d’une vingtaine d’hectares à sept kilomètres de Navarro. « Ceux qui connaissent Gaia étaient assez circonspects au début, se souvient le chauffeur de taxi, mais maintenant ils se disent que s’ils veulent vivre différemment, c’est un choix, et ils le respectent.»

Au bout d’une piste non goudronnée, une clôture signale la fin d’une zone entièrement dédiée aux automobilistes et le début du sentier qui mène à l’écovillage. Après avoir pénétré une forêt verdoyante, on traverse des clairières richement plantées d’arbres fruitiers. Un peu plus tard, Gustavo Ramírez, l’un des fondateurs de l’association, précisera qu’ils cultivent au cœur des 3,5 hectares de forêt, 850 arbres fruitiers de 40 variétés différentes. À l’orée du bois, des habitations à la beauté singulière se découpent ; les murs en pisé de ces maisons affichent les couleurs brunes de la terre cuite.

Militer activement pour le changement
La démarche assurée, Silvia Balado vient à notre rencontre. Thérapeute, elle vit ici depuis le début du projet, qu’elle a initié avec Gustavo, son compagnon. Pour elle, « Gaia est une proposition de vie soutenable mise en pratique, une manière de militer activement pour le changement de monde dont nous rêvons ». Une expérience ouverte à l’ensemble des personnes désireuses d’apprendre, de rechercher et de vivre d’une façon différente. Attablées autour d’un menu maison avec tartes salées et salade du jardin, plus d’une quinzaine de personnes sont venues pour quelques heures renouer avec « l’alternative authentique et réelle». Le dimanche est l’une des deux journées réservées aux visites guidées.

Le reste du temps, les douze habitants permanents de Gaïa partagent ce centre de vie et d’apprentissage avec ceux venus participer aux cours et ateliers. D’une durée de deux jours à une semaine, ces formations payantes, principales sources de revenu de la communauté, vont de la permaculture (pratiques agricoles pérennes) à la construction naturelle, en passant par les énergies renouvelables et la cuisine bio, et même... la vie communautaire ! « Nous nous organisons comme une communauté égalitaire, explique Gustavo, mais ce type d’organisation sociale, avec ses relations interpersonnelles, la résolution des conflits et la prise de décisions, est un défi quotidien. » S’il prône notamment « une économie communautaire », Gustavo reconnaît qu’« il y a aussi des personnes qui conservent leurs économies personnelles ».

Une vie monastique ?
Jusqu’à présent, Gustavo et Silvia ont vu de nombreuses personnes désireuses de s’installer à Gaia sur le long terme qui sont finalement reparties au bout de quelques semaines. « Vivre à Gaia requiert beaucoup de travail sur soi et de dévouement, la vie ici est parfois perçue comme celle d’un éco-monastère, » admet Silvia en souriant. Renoncer à ses biens privés pour aller vers un travail commun, au profit de chacun, relève encore du défi pour beaucoup.

La cinquantaine, Monica a décidé de venir s’installer dans l’écovillage en janvier dernier. Depuis 2005, elle venait régulièrement passer quelques jours dans ce lieu « par goût pour la nature, mais pas forcément pour l’écologie », tient-elle à préciser. Elle se dit heureuse d’avoir fait ce choix même si elle reconnaît qu’il n’est pas dénué de contradictions. Travaillant à Buenos Aires, elle fait chaque jour plus de 200 km en voiture. Dans les prochaines semaines, Monica n’écarte pas l’idée de vivre quatre jours à Buenos Aires et trois jours dans la communauté. Son compagnon qui l’a rejoint pour le week-end considère la vie à Gaïa « comme un changement radical encore plus difficile à assumer lorsque l’on vieillit ».

Autosuffisance énergétique
Mais pour Gustavo, ce changement relève non plus d’un idéalisme utopique mais d’« une urgence environnementale ». Avec force et patience, il a construit avec les habitants de Gaia, mais aussi avec l’appui des volontaires et stagiaires, un espace harmonieux et d’une grande beauté où coexistent habitat et réserve de biodiversité. 92% de l’électricité est produite par des éoliennes domestiques, le reste provient de panneaux photovoltaïques. Au moyen de fours solaires paraboliques et de collecteurs solaires, les habitants de Gaia utilisent cette énergie pour cuisiner végétarien.

Dans l’espace « agroforestier », 650 variétés de céréales, légumes et plantes médicinales sont maintenues et cultivées, estime Gustavo. Qu’il parle d’activité économique, d’habitat ou d’organisation sociale, Gustavo revient toujours à l’idée de permaculture. Pour lui, nul besoin de labour, de pesticides ou d’engrais chimiques. « Il nous faut concevoir l’écosystème comme un cycle continu, sans déchet, et c’est la raison pour laquelle nous copions le plus possible la nature dans ce système agroforestier. Notre seul investisseur est la "pachamama", la terre-mère, qui donne tout en échange d’intérêts nuls. »

Des bâtiments à l’architecture durable
L’architecture des bâtiments a aussi été pensée pour ne générer aucun coût ni pollution. Ainsi, prend-elle en compte les différentes inclinaisons du sol pour que les logements soient frais en été et chauds en hiver. Des ouvertures orientées côté nord, un auvent qui permet le passage des rayons du soleil en hiver et les retient en été quand le soleil est plus haut dans le ciel. Et pour préserver une banque de semences dans l’un des bâtiments, une température de 18°C à l’intérieur toute l’année, même lorsque l’on atteint les 35°C en extérieur. Une différence thermique également permise par la cire d’abeille, les imperméabilisants naturels et les pigments foncés intégrés aux étages en pisé qui absorbent la chaleur.

Dans les coins des maisons aux courbes délicates, du bois, des branches, du verre coloré et de l’argile en relief composent la texture des murs. Sur le toit, un mélange de pâturage sec et d’argile assurent l’isolation. À l’intérieur, le choix des toilettes sèches apparaît comme une évidence. L’urine quotidienne, diluée en eau, est utilisée pour arroser, et les excréments solides, une fois transformés en humus, sont incorporés au jardin et au système agroforestier. Parmi les dernières réalisations, un lieu de vie en commun a été construit : « cela évite que chaque maison ait son propre système de chauffage, de machine à laver et de traitement des eaux usées », décrit Gustavo.

Simplicité volontaire
Loin des pressions du consumérisme, Gustavo prétend vivre dans l’abondance. Mais les habitants de Gaia ne cherchent pas l’autosuffisance, continuant par exemple à acheter une partie de leurs aliments. Sur ce point, Silvia est sans appel : l’autosuffisance à 100% constitue un leurre. Elle implique une vie de simplicité absolue. « L’enjeu n’est pas l’autosuffisance mais la soutenabilité, qui inclut l’échange et la considération que d’autres personnes produisent des choses que l’on ne peut pas faire, », explique-t-elle. La différence est claire entre austérité et simplicité volontaire, dans laquelle elle se reconnaît complètement : « c’est apprendre que les nécessités de base sont très simples et qu’elles sont l’essence du bonheur et de l’abondance. En se dépouillant des besoins que le système nous met dans la tête et qui ne sont ni vrais ni authentiques, on se rend compte que l’on peut être heureux avec très peu. »

Gaia a sa propre école et maintient des liens étroits avec une école pédagogique alternative à quelques kilomètres. « Plus que leur enseigner, nous accompagnons les enfants dans leurs découvertes », affirme Silvia. Elle est convaincue qu’il est plus facile pour les enfants de vivre ainsi « parce qu’ils sont purs et pas encore traversés par le système ». « Face à la folie de la société capitaliste, nous construisons un nouveau type de société, renchérit Gustavo. Gaia est une sorte d’université où se concentrent la recherche, la vie et l’enseignement dans un espace-temps, pour générer la base d’un nouveau paradigme en harmonie avec la planète. »

Venu de la Plata, une ville à plus de 130 kilomètres de Navarro, Mariano s’apprête à repartir de Gaia avec plus de questions qu’à son arrivée. Accompagné par sa femme et ses deux enfants, il ressentait le besoin de venir dans cet écovillage pour assouvir une recherche intérieure : « cela fait plus d’un demi-siècle que l’on nous forme en nous déconnectant totalement de la terre. C’est difficile de rompre avec ce système mais c’est possible ». S’enfonçant avec sa famille dans la forêt, Mariano réfléchit à devenir « socio », membre de l’association Gaia, afin de s’établir dans l’écovillage. Et de voir si lui et sa famille, une fois cooptés par les membres de l’association, seront capables de franchir le pas.

Sophie Chapelle

 

 

 

 
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