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14-01-2026

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Bibliographie - Habitat au f minin -

 

HABITAT AU FEMININ

Ursula Paravicini

Pr face de Michelle Perrot

Presses Universitaires Romandes, 1990 (177 p.)

 

N e Buenos Aires, Ursula Paravicini est architecte dipl m e de l EPFL (1969) et docteur s sciences (1988). D abord responsable de projet pour le compte de collectivit s locales Londres, elle vit ensuite Paris o elle collabore des projets d habitat social pour la ville du Havre avant d tre nomm e professeur d architecture et d histoire des villes l Ecole Sp ciale d Architecture. Depuis le d but de 1989, elle est architecte en chef de Honegger Technique, bureau genevois poss dant une longue tradition de r alisations de grands projets d habitat.

Les cuisines trop petites, les salles de bains triqu es, les placards et espaces de rangement inexistants, les habitations rel gu es en p riph rie des villes, les quipements de quartier insuffisants, et si un tel constat d signait la place de la femme dans notre soci t ? Et si l assignation du sexe faible l espace domestique ne correspondait plus l volution des modes de vie?

C est ces questions que tente de r pondre Ursula Paravicini dans une v ritable fresque historique et culturelle de l habitat. L auteur d montre l aide d exemples de trois types d urbanisation de quelle mani re la s paration progressive entre habitat et lieu de travail a forg un univers domestique et, compl mentairement, a assign un r le la femme: celui de m re et de m nag re.

En tudiant l habitation dans des agglom rations urbaines caract ristiques du d veloppement de la soci t industrielle, l auteur d gage les liens qui se sont tiss s entre le r le de la femme et le projet architectural et urbain.

 

Pr face de Michelle Perrot:

Peut-on faire de la ville et singuli rement de l habitat une lecture sexu e? Comment la place des hommes et des femmes s y inscrit-elle? Leurs relations marquent-elles le quartier ou les usages de la maison? Sont-elles un l ment de compr hension et de changement?... L espace domestique se lit comme un produit extr mement complexe, o se croisent des strat gies politiques et des tactiques infimes dont les femmes sont les cibles et les agents privil gi s, o se superposent des r f rences et des projets divers. Un quartier, une maison - que dire d une ville! - sont des palimpsestes dont le d chiffrement requiert la connaissance de plusieurs critures. L espace domestique a une histoire aux dimensions multiples qu il importe de comprendre pour mieux le ma triser. Pour le rendre, surtout, aux femmes et aux hommes qui l habitent.

 

Ursula Paravicini:

Au terme d un long processus d exp rimentation en mati re d architecture domestique se met en place, la veille de la Deuxi me Guerre mondiale, un mod le de r f rence architectural et urbain qui oriente de mani re d cisive la production du logement de masse de l apr s-guerre. Encore pr sent aujourd hui, ce mod le para t de plus en plus rigide, au point de devenir un frein toute innovation architecturale. Ne tol rant que des variations infimes quant aux standards de confort et aux configurations spatiales, marqu par une fonctionnalisation pouss e des espaces, il ne suscite pourtant que peu d interrogations de la part des concepteurs qui continuent le reproduire sans grands changements.

 

Or le plus souvent ma tres de l ouvrages et architectes ne sont gu re conscients des valeurs qu ils contribuent v hiculer en se r f rant un mod le h rit du pass . Comprendre le contexte conomique et social dans lequel ce mod le d architecture domestique a pris naissance, saisir les pratiques et repr sentations qui sont son origine, cerner les conditions techniques et architecturales qui lui ont donn forme, valuer enfin, sa signification sociale actuelle, autant d l ments qui nous semblent tre des pr alables pour remettre en question un mod le qui emprisonne le pr sent dans le pass , donc pour concevoir autrement l habitat de demain. En tant que femme architecte, il m appara t particuli rement important de mettre en lumi re les valeurs que sous-tendent ces mod les architecturaux, car l organisation de l espace renvoie une certaine conception de la famille, une d finition des r les sociaux et des rapports de domination du mari la femme, des parents aux enfants.

 

Recherchant des explications dans l histoire, nous retra ons dans ce livre la g n alogie de l espace domestique en l articulant aux transformations conomiques et sociales des XIX et XX si cles, aux mutations du monde de travail et aux rapports des sexes...

C est au si cle dernier que na t ce r le de femme au foyer sur lequel repose le mod le domestique bourgeois. Avec des d calages dans le temps, les bourgeoises se transforment en femmes d int rieur. La vie quotidienne est dor navant focalis e sur la chaleur et le confort d un espace domestique synonyme d espace priv que leur action de ma tresse de maison contribue formaliser. Ce nouveau r le au sein de la famille restreinte est valoris par des moralisateurs et ducateurs dont le discours forge lentement l image d une femme douce et disponible pour les siens, en retrait du monde professionnel et politique...

 

En d finitive, c est travers le mod le bourgeois que philanthropes et ducateurs tentent d imposer aux couches populaires un mode de vie calqu sur celui de leur propre classe...La femme ouvri re doit tre duqu e de fa on qu elle devienne l gale de la bourgeoise, une m re d vou e et une m nag re avertie qui non seulement int gre les valeurs domestiques, mais qui les fait galement respecter par les autres membres de la famille. La femme ouvri re est choisie comme courroie de transmission de l id ologie dominante. Le logement, par les valeurs qu'ils sous-tend, exerce une pression de moralisation certes voil e, mais pas pour autant moins efficace Dans un logement minimal dans lequel l usage du moindre recoin est pr d termin d avance par les architectes qui se font les protagonistes des valeurs bourgeoises, les espaces dictent la m nag re des gestes et comportements domestiques nouveaux....

 

Seuls les quipements collectifs se pr sentent comme des p les potentiels d une vie collective de quartier. Lieux de rendez-vous oblig s, les espaces d entr e aux cr ches et aux jardins d enfants, aux maternelles et coles sont autant de lieux de rencontres et de vie sociale de quartier. D s lors, red finir les fronti res entre l espace priv et l espace public, accorder un nouveau souci architectural tant aux espaces publics qu aux espaces semi-priv s/semi-publics aux abords du logement, c est encourager la volont des femmes de sortir de l espace domestique priv pour investir l espace public du quartier.

 

 

ARCHITEKNINEN

Ideen-Projekte-Bauten

Verena Dietrich

Verlag Hohlhammer, 1986 (196 p.)

Pr sentation des r alisations de 140 femmes architectes d Allemagne, de Suisse et du Danemark

 

Introduction:

Les femmes font-elles une autre architecture? Question rituelle, question simpliste et na ve.

Une question en r ponse cette question classique: une autre architecture, pour quoi faire?

Les pi ges l encontre des femmes architectes:

- consid rer leur gentille diff rence comme exotique et les abaisser du rang de sujet celui d objet

- leur demander de d finir cette diff rence avant de savoir ce que cela peut seulement vouloir dire

- les confiner dans des cadres troits avant qu elles aient la possibilit de s exprimer librement

- limiter leurs comp tences quelques domaines sp cifiques pour viter qu elles puissent avoir une comp tence universelle comme pour les hommes

- leur demander des preuves de comp tence parce qu elles sont diff rentes

- l utilisation d appellations diffamatoires comme mancip e qui a pour but de se moquer d elles

- dernier argument: mais pourquoi ne pas chercher de solutions en commun?

... la question n est pas de savoir en fin de compte si les femmes font une autre architecture, une meilleure architecture, mais de permettre aux femmes d exister en tant qu architectes pour faire de l architecture de qualit et authentique.

 

 

WOMEN IN ARCHITECTURE

a contempory perspective

Clare Lorenz

Rizzoli International Publications, 1990 (144 p.)

 

Ce livre est une c l bration en l honneur du travail de cinquantes femmes architectes de vingt pays diff rents.

 

Introduction:

Questions habituelles:

Existe-t-il des femmes architectes importantes? Il y en a, dans certains pays plus qu en d autres, trop souvent m connues en tout cas.

Est-il possible de dire en le voyant qu un b timent a t dessin par une femme ou un homme?

Certaines architectes affirmeront que non, elles demandent tre jug es sur leur architecture un point c est tout, d autres argumentent que les approches d un sexe l autre sont totalement diff rentes, les femmes travaileraient en particulier et de fa on consciente dans les domaines d une architecture plus humaine.

Statistiques: pourcentage de femmes architectes en Australie: 3%, aux USA: 5%., dans les Pays Nordiques: 20%. (donn es de 1989)

Nombres d tudiantes en premi re ann e d tude en Grande Bretagne en 1987: 48%; en Norv ge en 1988: 64%.

This book is a celebration of the work of contemporary women architects(50) from twenty different nation states.

Introduction

Are there any leading women architects? I am happy to report that indeed there are, more in some parts of the word than others, and that thenumber is growing...

Is it possible to tell whether a building has been designed by a woman or a man?

Some women in this book would reply No, of course not. The gender of the architect is quite irrelevant. While strongly maintaining that they should be judged by their architectural work, others would argue that the two sexes have fundamental differences of approach to design, and that women should recognize their own value in what is still predominantly a man s world, and use consciously in the search for more humane architecture.

Statistics: women architects in Australia: 3%; USA 5%; Nordic countries 20% (1989)

the entry for the first year women students in London: 48% ine 1987; in Norway: 64% in 1988.

 

 

MODE D HABITAT ET ROLE DE LA FEMME

DANS LA PRESSE FEMININE ET LA PRESSE DE LA MAISON

Universit des Sciences Sociales de Grenoble

Institut de Recherche Economique et de Planification

Avrillier R.; Goyet G.; Mingasson D.

 

Minist re de l Equipement Direction de la Construction

march n 74 61 507 d cembre 1976 (note de synth se 20 p.)

 

Deux questions sont pos es:

- la presse f minine et sp cialis e dans l habitat peut-elle tre un moyen de faire passer des connaissances entre les producteurs de logements et les usagers de ces m mes logements? Peut-elle permettre aux usagers de collaborer plus efficacement l laboration de leur habitat?

- les changements qui affectent actuellement les r les des femmes que l on pr sente si souvent comme l un des v nements majeurs de la soci t contemporaine se traduisent-ils ou essaient-ils de se traduire par des changements dans l habitat, son organisation et son usage...

Les l ments principaux mis en vidence sont les suivants:

- des changements importants se sont d roul s sur les 10 derni res ann es, malgr les entraves et des mouvements contradictoires: le d veloppement du travail r num r des femmes et, au del , son int gration dans les mentalit s courantes comme un fait non scandaleux; l ouverture de la voie de l autonomie corporelle des femmes (contraception-avortement), sont les deux principaux.

- en m me temps, la n cessit de stabilit sociale du syst me se conjugue avec le d veloppement de l id ologie de la f minit pour pr ner une valorisation toujours plus pouss e du foyer et de l id ologie familiale.

 

L clatement du temps des gens en deux parties oppos es, celle du travail et celle hors du travail s y ajoute pour faire de la maison le lieu et le moyen du vrai bonheur, le bonheur familial.

- l id ologie de la f minit a int gr la modernit en appuyant sa recherche de bonheur sur un nombre d objets toujours croissant. L abondance mat rielle, dans tous les domaines, fait partie de l image de la f minit . La maison est bien entendu l un des secteurs o cette abondance pourra s exprimer.

- l id ologie f ministe remet radicalement en cause le logement tel qu il est actuellement, c est- -dire utilis dans le cadre familial, comme lieu de l oppression sp cifique des femmes, le lieu de leur enfermement et de leur atomisation en tant que groupe social. Son mot d ordre peut se r sumer : femmes, quittez la maison ! .

 

Les points-cl s qui ont t mis en valeur sont les suivants:

l antagonisme habitat/habiter

l in galit absolue de pouvoir entre les producteurs et les usagers du logement. Le mode de production du logement place tous les l ments du pouvoir entre les mains des producteurs

l interventionisme de l Etat

les difficult s qu ont les luttes collectives se d velopper sur des terrains situ s hors-travail, comme l habitat.

Or sur ce dernier point la sp cificit de la condition f minine est un POSSIBLE catalyseur de la remise en cause des coupures vie dans le travail - vie hors travail et luttes dans le travail - luttes sur le cadre de vie . De cette remise en cause peuvent na tre de nouvelles conditions de luttes sur l habitat.

 

Conclusions:

. la presse joue un r le de maintien du conformisme social

. sa d marche est l atomisation ( tude de cas) et non la cristallisation

. le r le de vecteur essentiel pour l coulement des marchandises et le martelage d un mode de vie dominant, font que la presse ne peut envisager de remettre en cause l habitat existant.

 

 

LIEUX ET MILIEU DE VIE

Recherches F ministes Vol. 2 n 1 1989

Universit Laval Qu bec Canada (178 p.)

L environnement a-t-il un genre?

Denise Pich

 

Les soci t fa onnent leurs milieux de vie et, en retour, ceux-ci forgent leurs habitants. Lieux et milieux de vie t moignent en ce sens des rapports sociaux, notamment des rapports de genre, qu ils contribuent renforcer et reproduire... Les structures environnementales ne sont pas fig es dans le temps. Elles sont constamment transform es, am nag es, r am nag es en interaction avec les transformations de soci t . On ne s tonnera donc pas que le mouvement des femmes agisse sur l am nagement de l environnement... L environnement n a peut- tre pas de genre, mais les contributions ce num ro de Recherches f ministes sugg rent l id e que, produit, v cu et pens travers les rapports de genre, il n est pas non plus neutre...

 

De la maison bourgeoise la maison moderne

Carole Despr s

Si les propositions urbaines des modernistes, en assimilant la conception de la maison en tant que domaine de la femme, ne firent que glorifier les id ologies bourgeoises de la maison forteresse et de la femme au foyer , leur r forme esth tique a modifi , par ricochet, la relation symbiotique sensibilit f minine/esth tique bourgeoise qui existait dans la configuration symbolique de l int rieur domestique. C est dans cette perspective que le retour l h ritage esth tique du XIX si cle dans nos maisons contemporaines m rite notre attention...

 

Femmes et espace publics:

l appropriation des lieux et la ma trise du temps

Ir ne Cinq-Mars et Charles Perraton

La question de l appropriation des lieux et de la ma trise du temps par les usag res des espaces publics (parcs, squares, etc.) soul ve le probl me d une pratique spatiale dont les all es et venues sont marqu es du double signe de l interdit et de l exclusion...

Les probl mes communs l am nagement des espaces publics ext rieurs peuvent tre identifi s l aide de trois indices fondamentaux: la nature et l intensit de l occupation de l espace, le degr de s gr gation entre les sexes dans l environnement, le degr de contr le et d autorit sur les espaces... le sens des espaces est l objet d un enjeu entre producteurs et usagers... [analyse de la situation dans un square et une rue pi tonne Montr al)... En reconnaissant tous le droit l appropriation de l espace et la ma trise du temps, le parti de l humanit ne souscrirait-il pas au principe thique de l intersubjectivit et celui, esth tique de l expression?

 

Femmes locataires en libert surveill e

Ruth Pilote

Quarante pour cent des femmes interrog es (un quartier de Montr al) se sont vu refuser un logement pour des raisons discriminatoires videntes (pr sence d enfants 12,5%, prestataire d aide social 11,5%, tre une femme 10,1%). Quarante-huit pour cent des femmes interview es ont connu une forme ou l autre de harc lement-intimidation... Le groupe Information-Ressources Femmes et Logement a pour objectif depuis 1986 l information, la sensibilisation et l ducation en ce qui a trait au logement de femmes... Colloque femmes et logement 1988...

(1200 rue Laurier Est Montr al H2J 1G9 T: 514 272-9304)

 

La politique municipale:

un lieu d intervention sur l environnement quotidien

Ginette Busque

Mise au point par la F d ration des femmes du Qu bec (1265 rue Berri Bureau 820 Montr al H2L 4X4 au 514 844-7049) d un outil de formation intitul : La politique municipale: un outil notre port e : agir sur son environnement (logement, transport, parc, espace vert..; programmes d acc s l galit , services de garde, r glements sur la pornographie...)...

 

Des ville au f minin: projets d ici et d ailleurs

Denise Pich

Trois modes d intervention urbaine sont privil gi s par les femmes: le projet, l action urbaine et l urbanisme.

Milieux de vie nouveaux qui r pondent aux besoins des femmes: au XIX si cle, le socialisme communautaire des Owen, Fourier, Consid rant, de nombreuses f ministes utopistes participent au mouvement, notamment aux Etats-Unis et plusieurs autres s en inspirent: Martha Mc Whirter, Marie Stevens Howland, Alice Constance Austin, Charlotte Perkins Gilman... Au coeur de la recherche la collectivisation des t ches domestiques: les r volutionnaires russes l voqueront comme moyen n cessaire l galit des femmes. Encore aujourd hui r ver la ville non sexiste, c est miser sur la mise en commun, par exemple par le biais de coop ratives d habitation, de services et de production comme en Hollande, au Danemark, o on a construit plusieurs ensembles ou villages exp rimentaux tourn s vers les changes de services et la vie communautaire: on constate que la participation des femmes du milieu y tient une place privil gi e. Bien qu ils p chent par leur id alisme, et peut- tre m me par leur utopisme, les projets de ville au f minin ont le m rite de faire la d monstration qu on peut penser la ville autrement et red finir les priorit s de l urbanisme...

 

 

THE GRAND DOMESTIC REVOLUTION

A History of Feminist Designs for American Homes,

Neighborhoods and Cities.

Dolores Hayden

The MIT Press 1983 (367 p.)

 

Ce livre voque les premi res f ministes aux Etats-Unis qui ont d nonc l exploitation domestique des femmes par les hommes et qui la cause principale d in galit . Pendant que d autres faisaient campagne pour des changements d ordre politique ou social, les f ministes mat rialistes se concentr rent sur les enjeux conomiques et d organisation des espaces. Pour contrer les mod les d espaces urbains et domestiques qui isolent les femmes et rend leur travail m nager invisible, celles-ci d velopp rent de nouvelles formes d organisations de voisinage, comprenant des coop ratives de femmes, de nouvelles typologies, des logements sans cuisine, des services de jour, des salles manger communautaires... Pendant pr s de 60 ann es les f ministes mat rialistes d fendirent une id e force: les femmes se doivent de cr er des habitations f ministes avec collectivisation du travail m nager et comprenant des services de garde des enfants.

Hayden d crit les diff rentes utopies et essais de mod les d habitat alternatif imagin s et r alis s par des femmes aux Etats-Unis (habitat collectif, coop ratives) en pr cisant leur contexte politique et social.

 

 

FAMILLES MODES DE VIE ET HABITAT

Nicole Haumont et Marion Segaud

L Harmattan 1989 (326 p.)

 

R duction de la taille moyenne des familles, augmentation du nombre de m nages compos s d une seule personne et des familles monoparentales, autant de transformations qui affectent aujourd hui la d mographie des familles fran aises. Il tait int ressant de susciter, sur ces questions, des observations venues d autres pays et aussi de rapprocher les informations socio-d mographiques de celles qui portent sur les structures des parcs de logements et sur leur occupation.

 

Les modifications d mographiques dans les pays industrialis s s accompagnent de changements dans les modes de vie. Cela induit-il une nouvelle demande de logement ou ne convient-il pas d largir les termes de la question l environnement physique et social?

Ma tres d oeuvre et ma tres d ouvrage trouveront ici des l ments de r ponses aux probl mes auxquels ils sont confront s.

 

Ce livre restitue les actes d un colloque international qui s est d roul Arc et Senans en septembre 1987. Il constitue l une des manifestations du r seau Housing de l IAPS (International Association for People and their Physical Surroundings). Un des premiers objectifs du colloque tait de conna tre jusqu quel point les changements observ s dans les structures des m nages en France tait le fait dans d autres pays industrialis s et quels prolongements cela entra nait dans la structure du parc des logements. Un second objectif tait de mieux appr hender les cons quences des transformations socio-familiales sur la conception des logements.

 

Intervenants:

. Evolution des structures des familles urbaines et du logement en Turquie , Murat Balamir

. Evolution des structures familiales et cons quences sur l habitat en France, Catherine Bonvalet

. Cycles de vie, r duction des m nages et besoins en logement aux Pays-Bas, Pieter Hooimeijer

. D veloppement des villes nouvelles industrielles et

transformations des structures familiales en Hongrie, Victoria Szirmai

. Tendances de la famille anglaise et logement, M lanie Henwood

. Transformations socio-familiales et am nagement de l habitat:

le cas de la maison unifamiliale aux Etats-Unis, Anne Vernez Moudon

. Flexibilit du b ti et transformations sociales, Ernest Schoffham

. Habitat et habitants Gen ve: une perspective historique du logement populaire, Roderick J. Lawrence

. Les familles bourgeoises fran aises au XIX si cle: pratiques sociales e

et transformations de l espace de l habitation, Claude Bauhain

. Configurations domestiques et reconqu te de soi. Pour une prospective connotative de l habitat, Pascal Amphoux

. La maison communautaire comme nouveau style de vie, B atrice Kesler

. Nouveaux styles de vie et nouvelles formes d habitat, Tony Weggemans

. Divorce et logement, Kathryn H. Antony

. Mode de vie, dynamique familiale et construction de l identit : les familles monoparentales en France,

. Perla Korosec-Serfaty, V ronique Jecker, B atrix Farendla

. Structures familiales et mod les territoriaux, Vitorria Giuliani, Giuseppina Rullo, Cristiana Bacaro

. D cohabitation familiale, rapports entre g n rations et mobilit r sidentielle,

le cercle familial: un d fi par la planification, Louise Nystr m Gaunt

 

 

CANADIAN WOMAN STUDIES

LES CAHIERS DE LA FEMME

WOMEN & HOUSING

A York University Publication

Fall 1990 (Volume11, Number 2) (96 p.)

 

L Arbre de vie

Lucienne Lacase-Lovsted

 

Un r ve se concr tise, prend racines. Celui de la construction prochaine d une coop rative d habitation but non lucratif pour femmes. La coop rative L Arbre de vie Toronto est un complexe de cinquante unit s d habitations, con u pour abriter des femmes francophones de tout ge, seules ou avec conjoint et famille, canadiennes de souche ou immigrantes, mono-parentales, filles-m res, victimes de violence ou handicap es. Ce projet est n - marrain - par le R seau des femmes du Sud de l Ontario l occasion d une rencontre d un groupe de femmes ha tiennes avec pour objectif de se procurer des logements prix abordables. La p nurie de logement et le prix prohibitif de ceux qui existent condamnent sans merci la femme battue ou accabl e par les exigences sexuelles ou verbales de son conjoint, subir un tat de vie qui la d valorise et l am ne la d pression. Faute de logement prix abordable, la femme est maintenue dans une situation d esclavage moral et physique r voltante.

 

Le r ve qui paraissait une utopie trouva peu peu ses marques:

Deux importantes adapatations aux r gles initiales furent adopt es:

La premi re est de permettre que des hommes habitent la coop, car il n est pas concevable pour des femmes de certaines cultures de vivre sans hommes. Mais L Arbre de vie , la femme sera signataire du contrat, donc ma tresse chez elle: en cas de probl me, c est l homme qui devra quitter les lieux.

La seconde modification importante fut d tendre l invitation des femmes sans probl mes aigus, afin que la coop ne devienne pas un ghetto sans issue, les relations de bon voisinage, l amiti et l entraide cr ant des liens spontan s b n fiques toutes.

Apr s bien des difficult s et des moments de d couragement la F d ration de l Habitat Coop ratif de Toronto accepte en fin de compte de main le projet, nous sommes en 1988.

WITCH = Women in Toronto Creating Housing

 

Cette association a t cr e en 1988, en vue de renforcer l int r t et le pouvoir des femmes dans le processus de production du logement. Partant du constat que les femmes sont majoritairement responsables des enfants, qu elles ont des revenus en g n ral plus faibles que ceux des hommes, que l environnement urbain et b ti ne leur assure pas de s curit ad quate, WITCH intervient aupr s de tous les acteurs pour faire modifier les mentalit s et adapter les projets aux besoins r els des femmes, tant au niveau municipal, provincial et f d ral, qu aupr s des architectes, des urbanistes, des promoteurs, des chercheurs, des enseignants, des avocats et des travailleurs sociaux. Il est un fait que se sont les hommes qui d terminent par exemple l importance et la localisation des services communautaires, l clairage des rues, l architecture et la qualit des b timents, la composition des m nages, les subventions accord es aux associations de quartier, il est donc primordial que les femmes puissent intervenir tous ces niveaux.

 

L objectif est de cr er et de d velopper des mod les d habitat f ministes et alternatifs qui prennent en compte les crit res suivants:

1. un habitat con u du point de vue des femmes

2. un habitat ouvert sur la vie communautaire

3. un habitat support qui autorise qui permette

4. un habitat qui profite ceux qui en ont besoin plut t qu ceux qui sont d j log s

5. un habitat qui paie convenablement le travail des femmes

6. qui cr e des ressources susceptibles d tre partag es par les femmes

7. favoriser les changes d information au sein de WITCH

8. multiplier les contacts avec les autres organisations de femmes

9. s ouvrir toutes les femmes int ress es de pr s ou de loin ces probl matiques

 

 

GLOBAL WOMEN AND SHELTER NETWORK

Le R seau du groupe La Femme et l habitat

 

Un plan d action sur la femme et l habitat a t lanc la r union de la Coalition Internationale pour l Habitat tenue New Dehli en avril 1988. Le plan d action des femmes demande qu un R seau mondial, La Femme et l habitat , soit cr a fin de mettre en place des points focaux r gionaux et sous-r gionaux pour repr senter les int r ts de la femme dans les organisations base communautaire travers le monde.

 

Les activit s concernant la mise en application du plan comprennent:

1. La production d un bulletin pour diss miner l information provenant de la base et l attention de celle-ci dans le r seau.

2. La promotion des r unions et des changes aux niveau local, national, r gional et interr gional.

3. La production et la distribution de l information concernant:

. le droit de la femme d acqu rir une terre,

. les effets de l inexistence du droit de la femme un logement et aux services de base ad quats sur le d veloppement national.

. m thodes pour organiser les femmes de fa on les sensibiliser aux probl mes de l habitat, telles que la m thode de groupes d tude.

4. L tablissement d une campagne pour obtenir des donn es correctes sur les femmes, et promouvoir la connaissance des probl mes concernant la femme et l habitat par le canal de l information du public, et des mat riaux provenant des donateurs et des gouvernements.

 

La Femme et l habitat NAC Housing Committee, 344 rue Bloor ouest, bureau 505, Toronto,

Ontario M5S 1W9 Canada ou Women and Shelter Network, P.O. Box 14564, Nairobi, Kenya.

 

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