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Mise à jour : 29-08-2017 - Promouvoir le concept d'écovillage en Afrique - Ecovillage Movement in Africa

 

Nouveaux business models - Economie sociale

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Le modèle économique Kopernik

Rendre accessible la technologie aux populations défavorisées

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Kopernik: How it Works -  Kopernik is an on-line marketplace of innovative, life-changing technologies - We balance a philanthropic and business approach to distributing technology. Our donors fund the upfront costs of introducing technologies and creating micro-business opportunities in remote communities. The money raised from product sales is reinvested in more technology for the last mile.  - Toshi was selected as a World Economic Forum Young Global Leader in 2012.

http://kopernik.info/

 

Rendre accessible la technologie aux populations défavorisées

On le sait tous plus ou moins bien ; les technologies innovantes et peu coûteuses qui améliorent les conditions de vie des populations les plus défavorisées ou marginalisées existent déjà! En effet, comment passer à côté des lunettes ajustables et auto-correctives Adspecs qui permettent aux utilisateurs de corriger eux-mêmes leurs problèmes de vue au prix imbattable de 1 dollar ? Ou encore les foyers améliorés qui permettent de limiter la déforestation (grâce à une consommation de bois réduite) et de considérablement diminuer les émissions de fumée toxique causées par l’utilisation des foyers traditionnels et qui sont responsables chaque année de nombreux cas de maladies respiratoires et cardiaques ? On peut également évoquer la Lifestraw ou « paille de vie » qui a pour vocation de filtrer instantanément une eau sale et impure et ainsi permettre à des populations reculées d’avoir accès à l’eau potable ?

 

 

 

Ces innovations contre la pauvreté existent donc mais la résolution des divers problèmes va bien au-delà de l’existence de ces technologies. En effet, une autre question se pose : comment rendre accessible ces produits à des populations défavorisées ? Comment les distribuer et comment dans certains cas convaincre ces populations qui bien souvent n’ont pas eu accès à une éducation que ces produits sont utiles et peuvent améliorer leur qualité de vie ? Autre question primordiale à laquelle on se doit d’apporter une réponse : faut-il distribuer ces produits gratuitement ou les proposer à un prix abordable ? (cette dernière question ne sera pas traitée dans cet article mais cette problématique est approfondie dans les travaux d’Esther Duflo)

 

Ces diverses problématiques nous emmènent en Indonésie et plus précisément à Bali, à la rencontre de l’entreprise sociale Kopernik. Cette organisation permet à des populations pauvres et isolées d’avoir accès à des technologies simples et peu coûteuses afin d’améliorer leurs conditions de vie et de réduire la pauvreté.

 

Le modèle de distribution

Afin de distribuer ses produits, Kopernik s’appuie sur deux principaux acteurs : les propriétaires de commerce de proximité ou de restaurants locaux (« Warung » pour les connaisseurs) et un réseau de jeunes entrepreneurs locaux.

Entrepreneurs locaux

Les jeunes qui souhaitent se lancer dans la distribution de ces produits reçoivent une formation à l’entrepreneuriat leur apprenant les principes de la vente, de la finance, une connaissance détaillée des produits etc.. Une fois la formation complétée, la phase de distribution -durant laquelle les jeunes entrepreneurs font du porte à porte dans les villages alentours- est alors enclenchée. Tout en réduisant l’exode rural des jeunes (qui se font souvent exploiter en ville et vivent dans conditions déplorables) en leur offrant un emploi qui leur permette de rester dans les zones rurales, Kopernik s’appuie sur un modèle de distribution efficace. En effet, les jeunes ont un très bon contact avec les populations qui ont confiance en eux ; le dialogue est plus facile à engager afin de convaincre ces populations de l’utilité du produit qui va améliorer leur qualité de vie.

 

Propriétaires de magasins locaux

Ces gérants sont au cœur de la vie de la communauté et en interaction permanente avec les habitants : des avantages indispensables pour un modèle de distribution efficace. Une Tech Fair est tout d’abord organisée afin de présenter les différents produits et leurs avantages à plusieurs responsables de « Warung ». Les intéressés reçoivent alors une formation à la comptabilité, au marketing et à la commercialisation des produits et choisissent par la suite les produits qu’ils souhaitent vendre dans leur magasin respectif.

 

Le modèle économique

Kopernik a développé un modèle économique intéressant couplant dons et activités commerciales génératrices de revenus. Une fois que l’entreprise sociale a identifié les besoins des populations, les diverses technologies existant et répondant à ces besoins et développé un réseau de distributeurs, Kopernik publie ces projets sur son site internet afin de lever des fonds. Les fonds levés servent alors à couvrir le coût initial et le coût de transport des produits auprès du réseau de distributeurs. Une fois les produits acheminés sur place, ils sont vendus à travers le réseau de distribution. Les vendeurs remboursent ensuite à Kopernik le coût initial des produits. Cet argent est ensuite réinvesti pour développer l’organisation et avoir accès à plus de technologies performantes.

Kopernik travaille ensuite avec les partenaires locaux pour mesurer l’impact social et environnemental des technologies.

Impact social

À ce jour, plus de 128 projets ont été mis en place dans 21 pays différents. 41 012 technologies ont été distribuées à travers le monde améliorant ainsi le quotidien de plus de 223 000 personnes.

Source:

http://kopernik.info/

 

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Economie sociale et solidaire

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projet R.I.S.E (Real Investigation of Social Economy)

Janvier 2015

Un projet d’enquête sur l‘économie sociale et solidaire et sur les différentes formes d’économie alternatives - riseproject@laposte.net

 

A la découverte du projet R.I.S.E (Real Investigation of Social Economy) crée par deux jeunes français. Ils vont partir 5 mois à travers le monde afin d'enquêter sur l'économie sociale et solidaire, sur les différentes formes d'économies alternatives et les politiques publiques mises en place pour favoriser l’émergence de ce secteur.

https://riseprojectblog.wordpress.com/

 

Nous avons débuté une mission de service civique au sein de l'association Avenir en Héritage. C'est une association de solidarité internationale créée à La Rochelle il y a 6 ans, par Jean Christophe et Sophie Pauget. Cette année, les fondateurs avaient la volonté de permettre à des jeunes de s'interroger sur un modèle grandissant : l'« économie sociale et solidaire ». L'objet de la mission qui nous a été confiée est le montage d'un projet lié à l'ESS. Nous avons eu carte blanche sur l'élaboration du fond du projet, tout en étant appuyé par Avenir en Héritage dans la construction des différentes étapes.

 

Nous sommes Florine et Robin, deux jeunes de 21 et 22 ans sortant d'études de droit et de géographie. Alors que l’on parle beaucoup d’économie sociale et solidaire, il nous a paru légitime de s'interroger sur pourquoi a-t-on besoin d’ajouter « sociale et solidaire » ? Et si l'économie n'était pas sociale par essence ?

 

Qu'est ce qui vous a mené au choix d'étudier les politiques publiques ?

Le projet R.I.S.E est né d'un constat, en France la loi Hamon relative à l'ESS sortie en juillet 2014 ne semble pas répondre aux attentes des acteurs concernés. Par exemple une entreprise classique ayant un fort impact social ne sera pas considérée par la loi ESS, en raison de sa gouvernance interne et de sa dimension lucrative. Une entreprise s’engageant véritablement dans une démarche RSE ne sera pas non plus considérée alors que son impact pourrait être plus fort qu’une association dont la gouvernance est parfois loin d’être démocratique.

Après avoir interrogé différents acteurs de l'ESS en France, nous avons considéré que l'État pouvait avoir un rôle majeur dans le développement des économies plus responsables. C'est ce qui nous a décidé à aller voir dans d'autres pays quelles étaient les politiques menées en matière d'économie sociale et dans quelle mesure elles étaient efficaces.

 

Ce focus est basé sur les interpellations suivantes :

 

L’institutionnalisation de l’ESS est-elle réellement favorable aux acteurs ?

En ont-ils besoin ? Sont-ils demandeurs ?

La «récupération» des initiatives citoyennes par l’État est-elle une menace ?

Y-a-t-il une remise en cause en profondeur du système en place ?

Quels sont les différentes étapes de votre projet et pourquoi avoir choisit ces pays ?

 

Après une étude de l'économie sociale et solidaire en France pendant 3 mois, nous partirons 5 mois à l'étranger. Nous irons à Bruxelles étudier la stratégie économique de l'UE et la prise en compte de l'économie sociale dans les débats européens, puis en Inde et en Thaïlande afin d'analyser les politiques menées dans ces deux pays en faveur de l'entrepreneuriat social, et enfin en Bolivie Pérou et Équateur, où la politique du Buen Vivir impulse une dynamique dans le développement de l'économie populaire et solidaire.

 

Quels sont les objectifs de ce projet ?

Nous avons défini deux grands objectifs:

Se faire une idée personnelle sur l'économie sociale et solidaire en France et dans le monde, et sur sa capacité à se pérenniser.

Constater les différentes politiques publiques menées pour soutenir les économies alternatives et analyser leur efficacité sur le terrain.

 

Qu’allez-vous faire lors de votre retour en France ?

· Faire un rapport sur les différentes initiatives gouvernementales en faveur des économies alternatives à l'étranger, et le mettre à disposition des acteurs que nous aurons rencontré tout au long de notre parcours.

· Intervenir lors d'événements sur l'économie sociale et solidaire pour apporter un regard plus nuancé sur les pratiques en France, en témoignant des initiatives citoyennes ou gouvernementales qui fonctionnent ou non à l'étranger.

· Intervenir dans des lycées et à l'université pour sortir les jeunes de la vision fataliste qu'ils ont sur le monde, en montrant qu'il y a des alternatives et que chacun peut être acteur du changement.

 

Comment peut-on suivre vos aventures ?

Vous pouvez suivre le projet R.I.S.E sur :

http://riseprojectblog.wordpress.com

https://www.facebook.com/Move4theRiseUp

 

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Le labo de l'économie sociale et solidaire

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Think Tank destiné à faire (re)connaître une économie plus respectueuse de l’Homme et de son environnement à travers échanges, réflexions et actions -Les crises que nous traversons rendent nécessaire et urgent de sortir d’un modèle dominé par le pouvoir financier pour donner toute sa place aux acteurs de l’économie sociale et solidaire. Une boîte à idées de solutions innovantes et de propositions pour un changement d’échelle - Il s’agit de sensibiliser les citoyens à cette économie où l’activité économique est tournée vers l’humain et vers un développement soutenable. Ceci se traduit par une présentation large d’initiatives, d’actions et de propositions des acteurs de l’économie sociale et solidaire sur notre site internet et à l’occasion des rencontres organisées par le Labo de l’ESS.

http://www.lelabo-ess.org/

 

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MOOC et l’entrepreneuriat social

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Les "Mooc" ou Massive Open Online Courses séduisent aussi l’entrepreneuriat social ! L’Institut de l’Innovation et de l’entrepreneuriat social de l’ESSEC Business School a lancé le 1er Mooc en français avec pour thème « L’entrepreneuriat qui change le monde ». Retour sur cette initiative originale.

Diffusé sur la plateforme de France Université Numérique (FUN), le Mooc a été lancé le 10 novembre 2014, durant 4 semaines.

L’objectif principal étant de susciter des vocations, en faisant réfléchir aux besoins sociaux et environnementaux non satisfaits sur les territoires, en montrant quels peuvent être les propositions de valeur et modèles économiques des entreprises sociales.

Ces cours n’exigent aucun prérequis et s’adressent à tous ceux qui ont envie de comprendre ce qu’est l’entrepreneuriat social ou d’entreprendre avec le souci d’un impact positif sur la société : salariés d’entreprise en reconversion, jeunes qui aspirent à créer leur activité …Il présente aussi quelques outils disponibles pour les futurs entrepreneurs

Le Mooc propose ainsi une « immersion » dans l’univers de l’entrepreneuriat social à travers des témoignages vidéo de nombreux entrepreneurs sociaux. En partant de ces cas particuliers, le Mooc aide à identifier les éléments saillants d’un parcours d’entrepreneur social, à analyser les besoins sociaux et les particularités des solutions imaginées.

http://www.lelabo-ess.org/?L-entrepreneuriat-qui-change-le

Présentation du MOOC "L'entrepreneuriat qui change le monde" - ESSEC

https://www.youtube.com/watch?v=6ebHFGDEqJU

MOOC - FUN - Décourvrir, Apprendre et Réussir

https://www.france-universite-numerique-mooc.fr/

 

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Etudes

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Master Innovation par l'économie sociale (NES : Nouvelle Economie Sociale)

http://www.univ-tlse2.fr/accueil/formation-insertion/decouvrir-nos-formations/master-innovation-par-l-economie-sociale-nes-nouvelle-economie-sociale--613.kjsp

 

FAGE - Les assos étudiantes - Par son action quotidienne sur les campus et l'utilité sociale de ses projets, la FAGE offre aux jeunes de formidables opportunités pour agir dans l'économie sociale et solidaire.

http://www.fage.org/innovation-sociale/economie-sociale-et-solidaire.htm

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Innovation : quand l'Afrique inspire l'Occident

Guetter « les modèles durables et réplicables »

Samir, Quentin et Anne sont trois jeunes Français qui partent explorer la créativité du continent noir. Avec une idée en tête : l'Afrique est un réservoir d'innovations technologiques, sociales et environnementales.

http://www.wedemain.fr/Innovation-quand-l-Afrique-inspire-l-Occident_a492.html

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Un Français sur deux a basculé dans l'économie collaborative

Janvier 2015 - Plateformes intuitives, prix attractifs... La « sharing economy » ne cesse de progresser, selon un sondage Harris Interactive. Les freins à la prise de pouvoir de cette nouvelle économie ? Les questions d'assurance, ou encore de fiscalité. L’engouement des Français pour les échanges de services entre particuliers ne se dément pas : la moitié d'entre nous a participé au moins une fois à un service d’entraide entre particuliers, selon un sondage Harris Interactive réalisé du 15 au 22 octobre 2014 auprès d’un échantillon de 1 000 Français de plus 15 ans. Cet engouement s’explique notamment par « une pénurie d’offre » dans l'économie traditionnelle et par « des prix compétitifs pour les réseaux d’entraide ». 75 % des Français perçoivent en effet les pratiques collaboratives comme « simples » à mettre en place.

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Commerce équitable, économie sociale et coopération internationale :

les nouveaux croisements

émergence d’une économie populaire, sociale et solidaire dans les pays du Sud

 

Source: http://interventionseconomiques.revues.org/878#tocto1n7

 

Le commerce équitable : une innovation dans la coopération entre le Nord et le Sud

Le commerce équitable est sans doute l’une des pratiques les plus innovatrices et prometteuses sur le terrain de la solidarité internationale entre le Nord et le Sud aujourd’hui. Comme le disait le leader africain d’une ONG : « Avec l’argent gagné grâce au commerce, vous pouvez acheter ce que vous voulez. Mais lorsqu’il s’agit de personnes qui vous aident, c’est plus difficile de poser vos exigences » (cité par Barrat Brown et Adam, 1999 : 117). Le commerce équitable serait donc différent qualitativement des formes traditionnelles de la coopération internationale entre le Nord et le Sud. C’est que le commerce équitable capitalise fort bien sur la triple dimension du développement et des échanges Nord-Sud tels que nous les définissons aujourd’hui : économique, social et environnemental (Bartoli, 1999).

Commerce équitable et économie sociale : une convergence historique et actuelle

 

Les Pionniers de Rochdale, fondateurs du mouvement coopératif britannique, ont pour nom Les Équitables Pionniers de Rochdale. Ce n’est pas un hasard. Cette première coopérative dont une trentaine d’ouvriers en étaient membres à ses débuts, fondée en 1844 en banlieue de Manchester, ville par excellence de la grande industrie textile du XIXe siècle, avait pour conviction que le commerce était aux mains d’« intermédiaires parasites » (Gueslin, 1998). Or, 50 ans plus tard, au début du XXe siècle, le syndicalisme agricole québécois s’inspire de cette politique pour mettre en œuvre une commercialisation collective de ses produits par la création de coopératives agricoles. Et aujourd’hui, par l’UPA Développement international (UPA DI), le syndicalisme agricole québécois fournit son expertise aux organisations paysannes d’Amérique latine et d’Afrique pour favoriser des formes collectives de commercialisation de leurs produits et ainsi s’emparer de marchés que les intermédiaires contrôlent. On sait en outre que les principes fondateurs du mouvement coopératif qui ont émergé à Rochdale ont fait le tour du monde et font la déclaration de base de cette grande organisation internationale des coopératives qu’est l’Alliance coopérative internationale (ACI)

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La nouvelle économie sociale dans les pays du Sud : une nouvelle contribution

Au cours des dernières décennies, avec l’aggravation de la crise économique et la mise en œuvre des réformes économiques dans la plupart des pays d’Afrique, d’Amérique latine et d’Asie, les phénomènes de pauvreté et d’exclusion sociale ont pris une ampleur considérable. La restructuration obligée des États (par les programmes d’ajustement structurels du FMI) et la contraction induite des dépenses publiques ont conduit les pouvoirs publics à diminuer la part des budgets nationaux consacrée aux services sociaux de base, de sorte que des secteurs essentiels au développement à long terme – tels que l’alimentation, la santé et la sécurité sociale, l’éducation et l’habitat – se sont vus fortement menacés. Une partie croissante de la population a basculé dans les activités informelles (qui forment aujourd’hui dans la plupart des pays de l’Amérique latine de 50 à 70 % de l’économie et en Afrique de 70 à 90 % de celle-ci). Cette population se trouve de ce fait quasiment exclue des circuits économiques et sociaux formels qui, il n’y a pas si longtemps, produisaient, à l’aide des États, des services collectifs de base qui se voulaient accessibles à tous.

 

La marge de manœuvre des États des pays du Sud, dans leur fonction de redistribution, a été réduite à sa plus faible expression. Les populations de ces pays se retrouvent ainsi plus que jamais contraintes de développer elles-mêmes de nouvelles formes de solidarité et d’entraide, économiques et sociales tout à la fois, afin de résoudre les problèmes les plus cruciaux auxquels elles sont confrontées. C’est pourquoi, depuis plus ou moins deux décennies, nous assistons à un véritable foisonnement d’organisations économiques populaires dans le sillage des mouvements paysans et ouvriers, des mouvements de développement local et communautaire, souvent dans le creuset des activités de l’économie dite informelle. Ces organisations se développent sans guère compter, du moins à court terme, sur l’intervention publique et s’inspirent souvent d’initiatives et de pratiques préexistantes d’économie sociale.

 

Bien que nombre d’entre elles soient longtemps restées dans l’ombre, en raison notamment de leur caractère généralement très localisé, ces nouvelles formes de solidarité commencent progressivement à être considérées comme un point d’ancrage essentiel pour un développement économique durable. Dans les zones rurales et urbaines, à côté des structures publiques et du secteur privé, se développent une multitude d’organisations (coopératives, mutuelles, associations, regroupements villageois, groupes de solidarité sociale, etc.) qui cherchent à se construire un réel pouvoir économique et une influence plus marquante dans la vie publique. C’est dans ce sens que l’on parle volontiers, à l’heure actuelle, de l’« émergence » d’une économie populaire, sociale et solidaire dans les pays du Sud laquelle, à bien des égards, s’apparente à l’économie sociale des pays du Nord (Favreau et Fréchette, 2002).

 

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Place à l'innovation

 

Une alternative au transfert d’argent classique au Sénégal : Niokobok, Au lieu d'envoyer des fonds, cette start-up propose aux expatriés sénégalais de livrer à leurs familles des denrées alimentaires. Ce qui a l’avantage de réduire à son maximum les prélèvements intermédiaires. En général, une commande Niokobok permet de couvrir les dépenses alimentaires d’un foyer de dix personnes pendant un mois.
https://www.niokobok.com/
http://business.lesechos.fr/

StartupBRICS Samir Abdelkrim, entrepreneur, fondateur et chasseur de pépites technologiques africaines met régulièrement en lumière les start-ups qu’il a rencontré sur le terrain. Depuis 2014, il sillonne l’Afrique de l’innovation et a parcouru 20 pays. Livre, en 2017 sous le titre « Startup Lions »
http://startupbrics.com/
Attirer des talents, des diasporas, des innovateurs, des investissements sur son territoire
http://services.startupbrics.com/

 

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