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Tendances


 

Mise à jour:  06-06-2016   

 

De la conversation

L'art de la conversation

 

Plein de gens ne savent pas écouter. Ils veulent juste dire ce qu’ils pensent. Mais du coup, une fois sur deux, ils sont à côté de la plaque, ou alors, ils frustrent la personne en face d’eux.

 

« La culture française a dominé le monde par son art de la conversation (particulièrement au XVIII° siècle). Si, actuellement, la culture française est dans un état de crise sans précédent, c'est parce que l'art de la conversation concernant des sujets essentiels s'est transformé en une dialectique sur des sujets futiles »

 

"En ce qui me concerne, je souhaite qu'une conversation me surprenne, qu'elle m'emporte vers des territoires étrangers, au risque de m'égarer, qu'elle me découvre à moi-même et qu'elle me dévoile les autres, en dehors de toute indiscrétions et sans que l'échange ne m'apparaisse comme un thérapie de groupe qui n'oserait pas s'avouer. Sans ce plus, sans une telle alerte, et une telle mise en orbite, sans un voyage à la limite de mes frontières habituelles, je ne me satisfais pas. Je me retrouve alors dans le même état que le jour précédent. Je n'ai rien appris. Je suis demeuré sur place. Et ai-je seulement vécu ? ... "

 

"Pour qu'il y ait dialogue, il faut que soient mis en présence deux interlocuteurs au moins, qui parlent "à tour de rôle".
- * Le locuteur en place L1 a le droit de garder la parole un certain temps, mais aussi le devoir de la céder à un moment donné;
- * son "successeur" potentiel L2 a le devoir de laisser parler L1, et de
l'écouter pendant qu'il parle; il a aussi le droit de réclamer la parole au bout d'un certain temps, et le devoir de la prendre quand on la lui cède."

 

"Entre
Ce que je pense,
Ce que je veux dire,
Ce que je crois dire,
Ce que je dis,
Ce que vous avez envie d'entendre,
Ce que vous croyez entendre,
Ce que vous entendez,
Ce que vous avez envie de comprendre,
Ce que vous comprenez,
Il y a dix possibilités qu'on ait des difficultés à communiquer,
Mais essayons quand même ..

 

L'art de la conversation c'est aussi :

--. Savoir discuter, argumenter, débattre pour entretenir des relations vraies et captivantes.
--. Développer son sens imaginatif et aborder une personne avec des sujets motivants pour les deux parties.
--. Écouter et savoir se taire à bon escient. Ajuster son non verbal et son paraverbal.
--. Savoir dire exprimer un refus tout en préservant la qualité de la relation.
--. Gérer une personne en forte émotivité (colère, peur, chagrin).
--. Entretenir sa curiosité et son empathie par les échanges avec des catégories sociales différentes.
http://albedo-formation.blogspot.ch/2016/01/la-conversation.html

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Comment bien vous exprimer
http://fr.wikihow.com/bien-vous-exprimer

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Si vous savez bien vous exprimer, vous donnerez une impression de bonne culture générale et d'éducation et donnera plus envie aux gens de vous écouter et de respecter votre intelligence.

Si vous faites l'effort de réfléchir avant de parler et d'être toujours clair(e) et précis(e), vous serez bien vite la personne la plus éloquente de votre entourage, que vous présentiez un projet professionnel ou que vous désiriez raconter une histoire drôle à un ami.
http://fr.wikihow.com/bien-vous-exprimer


Méthode 1 sur 3: Ayez un discours plus intelligent

1.- Connaissez votre sujet.

Parlez de choses à propos desquelles vous pouvez apporter des éclaircissements ou enrichir une discussion. Si vous ne parlez que pour le plaisir d'ajouter quelque chose ou juste pour vous faire entendre, cela ne contribuera pas à relever votre niveau d'expression. Laissez à d'autres le soin le parler de choses dont ils sont les spécialistes et participez à la discussion en posant de bonnes questions. Faites vos recherches et voyez pour d'autres solutions, mais soyez disposé(e) de quitter l'échange quand vous sortez du champ de vos connaissances.
Si vous ne maîtrisez pas bien votre sujet, mais devez en parler, quelques recherches poussées vous aideront à donner l'impression de vous y connaître.

2. - Réfléchissez avant de parler.

Cela vous permet d'éliminer les pauses verbales et peut vous empêcher de dire quelque chose qui n'a pas de sens. Ce n'est pas grave si cela vous ralentit un peu. En réalité, faire une pause avant de répondre à une question vous rendra plus réfléchi(e) et intelligent(e) que quelqu'un qui sort simplement un chapelet de propos décousus dès que la question est posée.
Si on vous pose une question à laquelle vous avez vraiment besoin de réfléchir, n'ayez pas peur de dire : « Attendez quelques instants. J'ai besoin de rassembler mes esprits. » Vous serez bien mieux préparé(e) après avoir eu le temps de réfléchir.

3.- Enrichissez votre vocabulaire.

Votre discours sera plus coloré et intéressant en vous servant de synonymes. Si vous ne comprenez pas le mot que vous lisez, consultez un dictionnaire ou un thésaurus. Le meilleur moyen d'enrichir votre vocabulaire est de lire, lire et lire encore. Il est utile de connaître des synonymes de mots, mais vous devriez vous assurer de les utiliser correctement au lieu d'utiliser un mot que vous n'avez vu qu'une fois dans un dictionnaire.
Vous pouvez fabriquer vous-même des cartes de mémorisation et des jeux de lettres pour étoffer votre vocabulaire. Donnez-vous l'objectif d'apprendre chaque semaine dix mots nouveaux.

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Forum: exprimez-vous
http://forum.doctissimo.fr/psychologie/
Une chose à prendre en compte aussi:
Lorsqu'on parle: soit on entre d
ans beaucoup de détails, soit on envisage les choses globalement.

Quelqu'un qui donne beaucoup de détails à quelqu'un qui pense globalement, va le faire se détourner.
Inversement, quelqu'un qui reste d
ans du global, par rapport à quelqu'un qui aime les détails va le frustrer.

Conclusion pratique: intéressons nous à nos interlocuteurs, et pour ceux qui aiment les détails, développons abondamment, de peur de les ''laisser sur leur faim''
Face à ceux qui aime le global, allons à l'essentiel et ne rentrons pas ds les détails, de peur de les désintéresser.

C'est facile à mettre en oeuvre: il suffit d'écouter la personne avant de parler soi même; Si elle entre dans beaucoup de détails, faire pareil. S'il elle s'exprime plus globalement, s'exprimer sans entrer dans les détails.
Cela demande seulement de l'écoute, et de la souple
sse dans sa capacité de communication.

La lecture peut aider à acquérir le vocabulaire et les tournures de phrase, et le théâtre peut aider à les mettre en "bouche" si l'on peut dire. Si tu ne peux pas faire de théâtre, essaie de lire à haute voix, dans ton coin dans un premier temps, puis devant quelqu'un en qui tu peux avoir confiance. C'est une manière de s'approprier l'outil.


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Savoir s'exprimer en français et en anglais:

Apprenez à combiner la vue, l'écoute, la parole et les gestes ; avec enthousiasme ! Il ne s'agit pas de révolutionner votre personnalité mais de faire évoluer vos attitudes.  Sur ce site, toutes les interventions proposées peuvent être réalisées indifféremment en français ET / OU en anglais.
http://www.savoir-s-exprimer.com/


Apprendre à parler en public
http://www.s149926057.onlinehome.fr/parler_en_public_seminaire/lettre_pack_parler.htm


Révision: COMMENT BIEN S'EXPRIMER EN FRANCAIS
http://www.francaisfacile.com/cours_francais/comment-bien-s-exprimer-en-francais

 

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L'art de la conversation, faites le test - Petite satire humoristique de la société.
Voici une galerie de portraits qui vous aidera à bien choisir vos invités...L'hôte idéal, L'amplificateur, Le passionné, Celui qui ne trouve pas ses mots, Celui qui n'arrive pas à en placer une , Le pollueur sonore, Celui qui a toujours raison, L'aspirateur , L'anti-tout, Celui qui anticipe , Celui qui parle en métaphores ,
.....
http://www.nikibar.com/publications/art-conversation.html

 

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Comment bien parler : l’art de la conversation

http://www.frenchtouchseduction.com/comment-bien-parler-lart-de-la-conversation

Savoir bien parler, et maîtriser l’art de la conversation est un élément essentiel dans nos vies – aussi bien sur le plan personnel, qu’amoureux (ça contribue à votre charme !) ou que sur le plan professionnel.

Nos relations sociales sont au centre de tout, et sans la capacité de savoir bien s’exprimer, on part avec un handicap certain pour communiquer ses idées et nouer des liens avec les autres.

Sur cette page, nous allons reprendre les notions importantes et lister les principaux articles sur ce sujet, afin de faciliter la tâche à ceux qui veulent en savoir plus sur :
comment bien parler et comment maîtriser l’art de la conversation.


Comment bien parler
Bien parler repose sur deux choses :

Avoir une bonne élocution
Exprimer clairement et efficacement ses idées
Avoir une bonne élocution

Il arrive parfois que l’on souffre de troubles du langage, ou qu’on ait une mauvaise élocution : on bafouille, on mâche ses mots, on bégaie… bref, on a pas une façon de parler très claire, et ça complique les choses lorsqu’on veut s’exprimer… au point que cela peut être perçu comme un réel handicap social.

Pour ceux qui souffrent de troubles lourds du langage, aucun de mes conseils ne pourraient réellement vous aider : il vous faut faire appel à un professionnel, qui vous aidera à surmonter vos difficultés grâce à des techniques et des exercices.

Donc surtout, si vous souffrez d’un tel handicap, ne restez pas seul dans votre coin à souffrir et faites vous aider, les progrès que vous pourrez faire contribueront à vous changer la vie. J’ai notamment vu dans mon entourage les progrès réalisés par un jeune homme bègue : c’est spectaculaire. Ceux qui ne le savent pas ne devineraient jamais qu’il a passé des années à bégayer.

Et pour ceux qui ont juste une mauvaise élocution (accent trop prononcé, rythme saccadé, trop rapide ou trop lent, etc), il y a plusieurs petites choses que vous pouvez faire.

Déjà, vous enregistrer en train de parler, pour pouvoir vous réécouter et mieux prendre conscience de ce que vous pourriez améliorer dans votre façon de parler. Il est parfois difficile de se rendre compte de ses tics et « défauts » de langage. Au pire, demandez à quelqu’un de votre entourage de vous donner (gentiment !) son avis.


Enregistrez des émissions de radio ou de télévision, et entraînez vous à répéter ce que disent les animateurs, en essayant de les imiter le plus fidèlement possible : même tonalité, même rythme. Vous pouvez aussi le faire avec vos séries préférées, le but, c’est juste d’habituer votre cerveau et votre langue à fonctionner efficacement. Bien parler, c’est comme un muscle que vous devez entraîner, alors faites votre gymnastique.


Pratiquez les petits exercices de prononciation qu’utilisent les comédiens. On en trouve partout sur Internet, donc je ne les reprend pas ici, mais ne les négligez pas : ils peuvent vous aider à mieux parler. Ou carrément, inscrivez-vous à des cours de théâtre ou d’improvisation, vous en tirerez énormément de bénéfices, et pas que sur votre diction.


Savoir exprimer clairement et efficacement ses idées
Savoir s’exprimer de manière efficace, ça repose sur plusieurs choses :

# Savoir écouter l’autre, pour répondre de manière pertinente

Plein de gens ne savent pas écouter. Ils veulent juste dire ce qu’ils pensent. Mais du coup, une fois sur deux, ils sont à côté de la plaque, ou alors, ils frustrent la personne en face d’eux.

Quand vous parlez avec quelqu’un, prenez le temps de bien l’écouter pour essayer de comprendre où il ou elle veut en venir.
Êtes-vous d’accord avec son point de vue ? Si non, prenez le temps de construire votre réponse.
# Faire le tri dans vos idées, pour les présenter de manière logique et en allant droit à l’essentiel

Prenez le temps de réfléchir pour trouver la bonne façon de présenter votre idée (et aussi, pour être sûr que ce que vous voulez dire reflète bien votre opinion)
Partez d’abord du général (« Je pense que… »), puis entrez dans les détails (« d’abord parce que… et ensuite, parce que… »)


Sachez faire des pauses et marquer les idées importantes par le ton et le rythme de votre voix
# Les présenter de manière à ce que votre interlocuteur puisse les comprendre.
Plein de gens font comme si l’autre pouvait lire dans leurs pensées, et oublient de préciser des détails importants. Du coup, il est très difficile de comprendre de quoi ils parlent !

Lorsque vous racontez une anecdote, par exemple, prenez l’habitude de poser le contexte. Expliquez le Où, le Quand, le Qui et le Quoi – de la manière la plus simple possible. De cette manière, l’autre a toute les infos dont il a besoin pour bien vous comprendre.
N’encombrez pas votre explication de détails inutiles. Allez à l’essentiel, ne gardez que ce qui est obligatoire pour que l’autre comprenne ce que vous voulez dire.
# Mettre la langue française au service de votre intelligence et de vos opinions

La langue française dispose de tous les outils dont vous pouvez rêver pour bien vous exprimer. Simplement, il vous suffit d’apprendre le maniement de chacune des armes qu’elle vous propose, afin d’apprendre à sculpter votre discours de la manière la plus fine possible.

La grammaire pour trouver la meilleure façon d’articuler vos idées
Le vocabulaire qui vous permet de trouver les meilleurs mots possibles
Si de vieilles profs grincheuses nous apprennent ça à l’école, ce n’est pas uniquement pour nous torturer : c’est pour donner à chacun d’entre nous les moyens de se faire comprendre et de bien s’exprimer une fois arrivé à l’
âge adulte.

Là encore, écoutez des émissions de radio ou de TV, notamment des débats, pour analyser et vous inspirer de la façon dont s’expriment les intervenants, et n’hésitez pas à vous entraîner à parler comme eux.

L’art de la conversation
L’art de la conversation, il y aurait de quoi écrire des centaines de pages à ce sujet.

L’intérêt de maîtriser l’art de la conversation, c’est que c’est un formidable moyen de captiver les gens, de leur inspirer confiance, de faire valoir vos idées, et de montrer que vous avez un cerveau qui va vite.

Et pour ne rien gâcher, c’est aussi un excellent moyen de séduire les jeunes filles qui vous plaisent :)

Bref, maîtriser l’art de la conversation peut vous être d’une grande aide dans votre vie pro, perso et amoureuse.

=> Comment être pertinent

Pour être pertinent, il n’y a pas de mystère : il faut écouter l’autre, pour être sûr de bien avoir compris ce qu’il veut dire, pour mieux rebondir.

Et surtout, il faut que vos arguments s’insèrent bien dans le débat en cours, qu’ils apportent un point de vue intéressant et qui fait avancer les choses.

Du coup, il vous faut:

un minimum d’intelligence sociale pour comprendre le sens que prend la discussion en cours, ce que vous pouvez vous permettre de dire et ce qu’il vaut mieux éviter de dire
... mais surtout, suffisamment de culture générale et d’éveil intellectuel pour que ce que vous disiez soit jugé intelligent et pertinent par les autres


Pour progresser sur ces deux points ? Comme toujours, je vous conseille d’écouter des émissions de radio et de TV (intelligentes, tant qu’à faire) pour vous habituer à la façon de faire des intervenants.

Je vous conseille par exemple « Mots croisés » et « C dans l’air » sur France5, où les invités et l’animateur s’expriment extrêmement bien, et vous donneront de bons exemples de conversations pertinentes.

Bien sûr, on ne peut pas être pertinent sur tous les sujets, mais un peu de bon sens et de culture général permettent généralement de pas trop mal s’en sortir.

Comment être intéressant ?
Répondre à ça est déjà plus compliqué.

Être intéressant, c’est dire des choses intelligentes, de manière surprenante (ou inattendue), qui élargit le débat et aide la discussion à prendre de la hauteur, ou à s’orienter différemment.

Pour faire simple, être intéressant, c’est à la fois
: ce que vous dites et comment vous le dites


# Ce que vous dites
Vous pouvez être intéressant (du point de vue des autres) de différentes manières :

En leur apprenant des choses qu’ils ne savaient pas
En étant pertinent dans vos remarques, de manière à élever le débat et à le rendre plus intelligent


# Comment vous le dites
La manière dont vous présentez les choses peut aussi contribuer à vous rendrez intéressant aux yeux des autres.

Au lieu de dire bêtement ce que vous avez à dire, vous pouvez par exemple raconter une anecdote qui illustre votre propos (les gens adorent ça).

Ou sans aller jusque là, vous pouvez expliquer ce que vous avez à raconter en le présentant comme une histoire.

Tu sais quoi ? Ca me rappelle un truc tout ça. Tu te souviens la fois où on était à blablahblah avec Machin et Bidule ? Machin avait oublié son truc et il nous avait fait chier tout l’après midi. Et tu te rappelles comment Bidule avait fait ? Ben à ce moment là, je m’étais dit que [ce que vous voulez dire]. Ca m’avait paru intéressant parce que […]
Bon cet exemple est plus théorique que pratique, mais on est en plein dans les techniques de narration (on parle aussi de storytelling), ou l’art de faire passer des idées sous forme d’histoires intéressantes.

Mais être intéressant, ça passe aussi par le fait de rebondir de manière surprenante et intéressante, de savoir jongler avec l’impertinence, la répartie et l’humour.

Tout ça est difficile à expliquer, et demande un minimum de feeling et d‘intelligence sociale – mais vous pouvez aussi inspirer des techniques utilisées par les humoristes (Gad Elmaleh, Florence Foresti, Franck Dubosc : on aime ou on aime pas, mais ils maîtrisent bien ces techniques)..

Liens utiles :

Un excellent article de conseils sur l’art du storytelling et de la conversation sans être chiant
Story-telling : savoir raconter une histoire
Reservoir Dogs, Un EXCELLENT exemple de storytelling dans le cinéma
Explications et usage du storytelling : pourquoi ça marche aussi bien
Tenir une conversation, améliorer sa tchatche


Comment avoir de la conversation ?
une autre discussion intéressante sur le storytelling
Bon bref, sujet passionnant et sur lequel il y a un milliard de trucs à dire.

# Comment être convainquant

Là, on parle de l’art de convaincre les autres… et de l’art d’avoir toujours raison.
En gros, pour être convainquant, plusieurs possibilités :


Être pertinent ( = dire des trucs intelligents) + bien s’exprimer pour que votre idée rentre facilement dans la tête de gens + avoir l’intelligence sociale qui vous permet de le dire d’une manière qui rend votre idée facilement acceptable pour les autres ( = faire passer la pilule)
ou maîtriser la rhétorique, c’est à dire, l’art d’avoir toujours raison. Pour ça, je vous renvoie vers l’ouvrage de référence, le petit livre de Schopenhauer (on a toujours pas fait mieux), qui explique les différents stratagèmes (de bonne et de mauvaise foi) pour avoir raison… même si on a tort. Super intéressant.


# Etre inspirant

Source de charme / de charisme incroyable : le fait d’être inspirant. C’est à dire, de dire des choses d’une manière qui touche les gens au plus profond d’eux-mêmes. Qui leur donne de l’inspiration, l’envie de se dépasser, de la foi et du courage.

Ça, c’est pas à la portée de tout le monde : il faut à la fois avoir un message fort à faire passer (et souvent, très emprunt de spiritualité), le charisme qui permet qu’il soit entendu avec l’attention qu’il mérite, et le talent pour le dire de manière forte, précise et juste.

Voici un célèbre exemple de discours inspirant, vous pourrez… vous en inspirer si vous voulez :)

 

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De la conversation ou comment sortir du degré zéro  de la conversation

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Sous le savoir, le questionnement … pas d’entente sans conversation. Et pas de conversation sans question.

Le rapport au savoir se joue très visiblement autour de l’intérêt ou de l’indifférence que suscitent certaines questions

http://www.unige.ch/fapse/SSE/teachers/maulini/raisons-d-apprendre.htm

 

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Les cultures de la conversation

Catherine Kerbrat-Orecchioni

 

En France, la conversation a peur du vide, on préfère même se couper la parole. Chez les Lapons, on doit laisser un silence entre chaque réplique... Les tours de parole, les rituels de salutations sont autant de marqueurs pour saisir la diversité des pratiques culturelles.

Or, il apparaît que ces règles ne sont pas universelles : elles varient sensiblement d'une société à l'autre - ainsi du reste qu'à l'intérieur d'une même société, selon l'âge, le sexe, l'origine sociale ou géographique des interlocuteurs ; mais on admettra que quelle que soit l'ampleur de ces variations internes à une même communauté linguistique, il est malgré tout possible de dégager certaines tendances moyennes propres à telle ou telle de ces communautés, et de jeter les bases d'une approche contrastive du fonctionnement des interactions.

 

L'enjeu est d'importance, car dans notre monde contemporain, on constate à la fois et paradoxalement, la multiplication spectaculaire des échanges entre individus relevant de cultures différentes, et la persistance tenace de la croyance selon laquelle on communiquerait fondamentalement partout de la même manière.

Ces descriptions débouchent alors sur une typologie des cultures, considérées sous l'angle de leur comportement dans la communication. Elles doivent enfin, à terme, permettre de répondre à cette question tapie au coeur de la réflexion pragmatique. Quelle est la part relative des universaux et des variations culturelles dans le fonctionnement des interactions ?

 

http://www.scienceshumaines.com/les-cultures-de-la-conversation_fr_12008.html 

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.. relire aussi

les références sur la conversation ..
L'art de la conversation sur France Culture ... à écouter
http://www.franceculture.fr/player/reecouter?play=4834738
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De notre vie, hélas! la plus grande partie est celle où nous vivons le moins.
Tout le reste n'est point vie, mais durée. Les vices sont là qui assaillent ces hommes de toute part, qui ne souffrent pas qu’ils se relèvent, qu'ils portent en haut leur regard, pour voir où luit la vérité : ils les tiennent plongés, abîmés dans d'immondes désirs. Jamais loisir de revenir à soi : si parfois le hasard les gratifie d'un peu de calme, comme sur une mer profonde, où les vagues roulent encore après la tempête, leur agitation persiste, les passions ne leur laissent jamais de repos.

De la brièveté de la vie (De Brevitate vitæ), dialogue de Sénèque écrit en 49 ap. J.-C.. Dans cette œuvre, adressée à Paulinus, beau-père de Sénèque, ce dernier expose que pour atteindre le bonheur (qu'il décrit notamment dans Sur la vie heureuse), il faut consacrer son temps à la sagesse et non le perdre en activités stériles et inutiles.
https://fr.wikipedia.org/wiki/De_la_bri%C3%A8vet%C3%A9_de_la_vie
 

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livre de Theodore Zeldin:  "Les plaisirs cachés de la vie" ...(Fayard) ...

 à LIRE ABSOLUMENT !!  page 388
"La communication ne consiste pas seulement à adresser des messages qui sont décodés et compris conformément aux intentions de l'émetteur;.. La compréhension des messages et l'acquisition d'une connaissance nouvelle dépendent de la pertinence que le destinataire peut y trouver, étant donné que chaque individu possède un bagage de connaissances limité et une dose variable de volonté ou d'énergie lui permettant d'en extraire les implications .... la communication est une lutte contre l'incertitude" ...

La conversation vue par Théodore Zeldin ...

« La culture française a dominé le monde par son art de la conversation (particulièrement au XVIII° siècle). Si, actuellement, la culture française est dans un état de crise sans précédent, c'est parce que l'art de la conversation concernant des sujets essentiels s'est transformé en une dialectique sur des sujets futiles »

Théodore Zeldin, historien sociologue anglais.

Plus positivement, pour toute personne la conversation peut être une agréable occupation éloignant tracas et lassitudes. C'est l'occasion de découvertes parfois étonnantes, dépaysement assuré ! Quand elle est réussie, elle est toujours source d'enrichissement intérieur et de joie profonde.


La conversation : une pratique à la portée de tous à découvrir ou....à perfectionner !

Une conversation en Guinée.
Il y a quelques années, ma femme et moi, nous étions en visite dans un prieuré missionnaire en Guinée Conakry. Le sommet de ce séjour fut la rencontre avec Chérif accompagné de son épouse. Il appartient à la famille qui, depuis le XIV° siècle, gouverne l'Islam en Afrique occidentale après l'y avoir établi. Profondément religieux et reconnu comme tel, Chérif assure la formation continue des imams guinéens. Ce qui ne l'empêche pas d'être, modestement, professeur au lycée de Coyah, n'ayant pour véhicule qu'un cyclomoteur fort usagé
En deux heures environ notre conversation a atteint des sommets que je ne puis oublier. Après avoir partagé quelques minutes sur nos conditions de vie réciproques, tellement différentes !, et sur nos familles, en particulier nos enfants, nous nous sommes engagés dans un dialogue à cœur ouvert tout à fait imprévu. Nous étions bien loin du bruit et des agitations du monde et le prieuré situé dans un merveilleux paysage de brousse se prêtait aux « choses de l'esprit ».
Ce fut d'abord ce qui pouvait nous motiver dans la vie : la réussite professionnelle et sociale, l'argent, la famille, autrui, la foi en Dieu...pour parvenir à ce qui fut pour nous la vraie découverte. Chérif, lui qui fait partie de l'élite intellectuelle et religieuse de son pays, fuit la richesse et la notoriété. Elles l'éloigneraient de l'essentiel qui est pour lui l'éducation et l'instruction des jeunes, et, surtout, sa relation à Dieu. Il nous a confié que, bien sûr, il pratique soigneusement les prescriptions de l'Islam, mais qu'Allah est tellement présent à son esprit qu'il se lève chaque nuit pour le prier, trois ou quatre heures, dans la solitude et le silence. « Comment Allah t'est-il présent ? ». « Quand je suis la nuit en prière, il me semble qu'Il est là, comme derrière le mur». Probablement, la plus belle conversation de ma vie !

L'originalité de la conversation.
La conversation est l'échange entre des personnes qui reconnaissent ne pas tout savoir et qui désirent progresser dans leur recherche de la vérité. Il y faut un minimum de durée et les brefs temps de silence sont toujours favorables. On entre en conversation comme on part à l'aventure dans une contrée inexplorée. Plus le, ou les partenaires semblent étranges, étrangers même, plus la conversation peut être captivante et riche.
Elle se tient tout simplement entre deux interlocuteurs, mais aussi entre plusieurs, quatre, cinq. Au-delà, un animateur reconnu comme tel est favorable.
Elle se nourrit de sujets qui tiennent à cœur et qui sont partagés paisiblement, chacun restant en quête de lumières nouvelles. Une conversation n'est pas forcément sérieuse et appliquée tout au long de son parcours. Des oasis de blagues et de rires ne peuvent que donner plus d'humanité et de simplicité à l'échange. L'important, c'est le naturel et l'amabilité.
Vraiment, la conversation est le luxe, sans frais, des humbles et des pauvres, du moins de ceux qui se reconnaissent comme tels.

Les ennemis de la conversation.
Le premier obstacle à la conversation est le bruit, l'agitation, ces nouvelles, souvent bien futiles et éphémères, venant de partout, captivant, encombrant les esprits, et les limitant au domaine du superficiel. Accepter le calme et le silence, retrouver sa propre intériorité sans s'y complaire, constituent une nécessaire introduction à l'attention à autrui et à la véritable écoute.
.Redoutables sont les bavards impénitents qui, non seulement monopolisent la parole, mais qui, surtout, se cantonnent eux-mêmes, et avec eux leur auditoire, à l'accessoire, au superficiel. Les considérations sans fin sur ses impressions, ses sentiments, ses souvenirs éloignent de la conversation. En effet celle-ci suppose de chacun une certaine maîtrise de soi, un détachement personnel, pour une écoute respectueuse du cheminement du vis à vis.
Le débat, et souvent la discussion, sont loin de la conversation. Il s'agit alors de convaincre, parfois de séduire, d'amener à ses propres convictions sans écouter celles d'autrui en restant campé sur ses propres certitudes. Dans de tels cas, au moins une chose est assurée, on quittera la scène sans le moindre enrichissement personnel.

Les facteurs favorisant la conversation.
Par nature la conversation suppose la gratuité, l'absence de tout objectif préalablement défini. Elle s'avance, s'approfondit, par le simple intérêt, la sympathie, portés aux personnes. Où va-t-elle conduire ? Nul ne le sait, même si un thème est choisi au départ.
Lui convient bien, également, une relative pudeur, excluant le déballage des souvenirs et impressions personnels. Ce qui n'exclut pas, bien au contraire, la confidence en termes mesurés de ce qui tient vraiment à cœur. La confiance dans la discrétion des partenaires est alors précieuse.
Un a priori de sympathie est toujours positif. L'absence d'idées préétablies et de jugements, sur les personnes facilite grandement les débuts de l'échange. Il y a dans autrui des richesses à découvrir à cet instant. Il ne reste qu'à ouvrir son esprit et son cœur.

Le goût de la conversation.
« En ce qui me concerne, je souhaite qu'une conversation me surprenne, qu'elle m'emporte vers des territoires étrangers, au risque de m'égarer, qu'elle me découvre à moi-même et qu'elle me dévoile les autres, en dehors de toutes indiscrétions....Sans ce plus, sans une telle alerte, et une telle mise en orbite, sans un voyage à la limite de mes frontières habituelles, je ne me satisfais pas. Je me retrouve alors dans le même état que le jour précédent. » (Pierre Sansot, philosophe anthropologue).

La conversation, voie de la sagesse ?
La pratique de la conversation est, particulièrement, à la portée des retraités. Ils ont, pour la plupart du moins, davantage de temps libre et de disponibilité, pour écouter et prendre du recul par rapport à ce qui est superficiel, accessoire. Légitimement, ils ont le désir de transmettre aux plus jeunes leurs expériences, -leur expérience-, signe et fruit de la sagesse.
Il y a sûrement bien des moyens d'acquérir la sagesse, qui n'est du reste pas l'apanage des plus âgés. La pratique « assidue », - ne demande-t-elle pas un réel effort sur soi-même ? -, de la conversation a trois grands effets menant à la sagesse. D'un côté, ceux avec lesquels on dialogue en profondeur confient, mettant ainsi à disposition, une part de leurs trésors intimes. De l'autre, tout en conversant, on est amené à revisiter ses propres impressions et certitudes, à démêler le douteux du certain, l'accessoire de l'essentiel. Enfin, parfois, trop rarement, la conversation conduit à des découvertes lumineuses inoubliables.
Hubert d'Alançon


Pour aller plus loin : « Le goût de la conversation » Pierre Sansot Desclée de Brouwer.
« De la conversation » Théodore Zeldin Fayard.
Théodore Zeldin, historien sociologue anglais.


http://www.conversationsessentielles.org/q

Les Conversations Essentielles ont été lancées en 2003 par Ghislain d'Alançon à partir d'un constat fort : chacun s'interroge sur des questions essentielles et est habité d'une quête de sens, de repères et d'humanité, mais n'a que peu d'espaces pour les évoquer, en converser, tant dans les sphères publiques que privées. L'objectif des Conversations Essentielles est de susciter, sous une forme ouverte et respectueuse des convictions de chacun, un dialogue autour des questions d'humanité et de société avec une approche multidisciplinaire, tant intellectuelle qu'artistique. Elles permettent aux personnes d'unifier leurs aspirations matérielles et immatérielles et de conforter leur envie d'agir pour une société plus dynamique et humaine. Autour de thèmes variés, jeunes, intellectuels, artistes, scientifiques, acteurs reconnus du monde économique et d'ONG, tous prometteurs d'humanité, se rencontrent avec un enthousiasme grandissant.

Qu'est ce que la conversation ?
« Dans le goût de la conversation, il n'est pas question de convaincre et faire toucher au sol les épaules d'un concurrents. Nous la poursuivons au-delà du raisonnable tant que nous prendrons plaisir à l'entreprendre. Nous nous quitterons sans profit mais avec le bonheur d'une entente partagée. Ce qui est merveilleux dans ces usages, c'est qu'ils ne semblent pas dominés par un projet précis, qu'ils ne se soumettent pas à une idée déterminée et que cependant ils font sens et suscitent en nous une impression de cohérence ... une conversation de qualité comportera des saillies, des renoncements, des ouvertures imprévues et, cependant, elle n'est pas désordonnée, elle poursuit un fil invisible, elle ne s'est pas effondrée sur un bas coté. »

« Celui qui n'est pas dans la conversation et auquel un tel désir de permanence ne parle pas, s'étonnera que l'on puisse partager un bonheur commun à si moindre frais.
En ce qui me concerne, je souhaite qu'une conversation me surprenne, qu'elle m'emporte vers des territoires étrangers, au risque de m'égarer, qu'elle me découvre à moi-même et qu'elle me dévoile les autres, en dehors de toute indiscrétions et sans que l'échange ne m'apparaisse comme un thérapie de groupe qui n'oserait pas s'avouer. Sans ce plus, sans une telle alerte, et une telle mise en orbite, sans un voyage à la limite de mes frontières habituelles, je ne me satisfais pas. Je me retrouve alors dans le même état que le jour précédent. Je n'ai rien appris. Je suis demeuré sur place. Et ai-je seulement vécu ? ... »

« Même une conversation alerte connaît, elle aussi, des creux et s'enlise dans le bavardage. ... puis inexplicablement, le feu reprend, les mots étincellent, les joues rosissent de plaisir et les femmes deviennent très belles. Nous nous quittons à regret. Une conversation réussie ne se doit pas d'être attachante de bout en bout. Encore faut il qu'elle ne s'éteigne pas tout à fait et qu'elle conserve un peu de braise pour reprendre et nous échauffer. »

Pierre Sansot, le goût de la conversation
Ed Desclée de Brower, 2003 p 61
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La conversation d'après C. Kerbrat-Orecchioni
>>   la régulation de l'échange
>>   le contrat de communication
>>   les règles des interactions verbales

L'exercice de la parole implique une interaction, c'est-à-dire que tout au long du déroulement d'un échange communicatif quelconque, les différents participants, que l'on dira donc des "interactants", exercent les uns sur les autres un réseau d'influences mutuelles -parler c'est échanger, et c'est changer en échangeant.

La régulation de l'échange
Pour qu'il y ait échange communicatif, il ne suffit pas que deux locuteurs (ou plus) parlent alternativement; encore faut-il qu'ils se parlent, c'est-à-dire qu'ils soient tous deux "engagés" dans l'échange.
a. l'émetteur

Il doit signaler qu'il parle à quelqu'un par l'orientation de son corps, la directionde son regard, ou la production de formes d'adresse; il doit aussi maintenir son attention par des sortes de "captateurs" ("hein", "n'est-ce pas", "tu sais", "tu vois", "dis", "j'vais t'dire", "j'te dis pas", "en fait"", etc.), et éventuellement "réparer" les défaillances d'écoute ou les problèmes de compréhension par une augmentation de l'intensité vocale, des reprises, ou des reformulations: on qualifie généralement de phatiques ces divers procédés dont use le locuteur pour s'assurer l'écoute de son destinataire.
b. le récepteur

Il doit lui aussi produire certains signaux, visant à confirmer au locuteur qu'il est bien "branché" sur le circuit communicatif. Ces régulateurs (ou signaux d'écoute) ont des réalisations diverses : non verbales (regard et hochementsde tête, mais aussi à l'occasion froncement de sourcils, petit sourire, léger changement de posture...), vocales ("hmm" et autres vocalisations), ou verbales ("oui", "d'accord") reprises en écho. Il ont aussi des significations variées ("je te suis", "j'ai un problème communicatif", etc.), mais en tout étatde cause, la production régulière de ces signaux d'écoute est indispensable au bon fonctionnement de l'échange: des expériences ont prouvé que leur absence entraîne d'importantes perturbations dans le comportement du locuteur.

c. la synchronisation interactionnelle

Ces activités ne sont pas indépendantes mais solidaires. Il apparaît par exemple que:

- * en cas de défaillance du locuteur (qui manifeste un certain embarras dans son élocution), l'auditeur a spontanément tendance à multiplier les régulateurs;
- * en cas de défaillance de l'auditeur (qui produit des signes de"détachement"), le locuteur a spontanément tendance à multiplier les phatiques.

On appelle synchronisation interactionnelle l'ensemble de ces mécanismes d'ajustement.
Ce phénomène caractérise par exemple:

- * le fonctionnement des tours de parole;

- * les comportements corporels des différents partenaires en présence: les analyses effectuées à partir d'enregistrements vidéo ont montré que dans une interaction, les participants "semblent danser un ballet parfaitement mis au point", adaptant instinctivement leurs postures, gestes et mimiques à ceux deleurs partenaires;

- * le choix des thèmes, du style de l'échange , du registre de langue, du vocabulaire utilisé, etc.
Bref, dans l'interaction en face à face, le discours est entièrement "coproduit", il est le fruit d'un "travail collaboratif" incessant .

le contrat de communication

Les rôles interlocutifs (de locuteur vs destinataire, direct ou indirect) sont par définition mobiles, les rôles interactionnels se caractérisent au contraire par leur relative stabilité tout au long de l'échange, car ils sont directement liés au type d'interaction en cours - exemples de rôles interactionnels : médecin/malade, professeur/élève, vendeur/client, expert/consultant, intervieweur/interviewé, etc.

L'ensemble des rôles interactionnels définit le contrat de communication auquel sont soumis les participants dans un type déterminé d'interaction.
les règles des interactions verbales

Les règles qui régissent les interactions verbales sont de nature très diverse. On en distingue trois catégories:

- * règles qui permettent la gestion de l'alternance des tours de parole.
- * règles qui régissent l'organisation structurale de l'interaction.
- * règles qui interviennent au niveau de la relation interpersonnelle.

Quel que soit leur niveau de fonctionnement, ces règles créent pour les interactants un système de droits et de devoirs, donc un système d'attentes, lesquelles peuvent être satisfaites, ou contrariées. Car les règles de laconversation peuvent évidemment être transgressées, et cela d'autant plus aisément qu'elles sont pour la plupart assez souples. Mais si elles ne sont pas aussitôt "réparées" (par une excuse ou quelque autre procédé), ces transgressions peuvent donner lieu à sanction, ou du moins entraîner des effets notables, et généralement négatifs, sur le déroulement de l'interaction - effets qui sont a contrario révélateurs de la norme.


1 Les tours de parole - le principe d'alternance

Pour qu'il y ait dialogue, il faut que soient mis en présence deux interlocuteurs au moins, qui parlent "à tour de rôle".
- * Le locuteur en place L1 a le droit de garder la parole un certain temps, mais aussi le devoir de la céder à un moment donné;
- * son "successeur" potentiel L2 a le devoir de laisser parler L1, et del'écouter pendant qu'il parle; il a aussi le droit de réclamer la parole au bout d'un certain temps, et le devoir de la prendre quand on la lui cède.

L'activité dialogale a donc pour fondement le principe d'alternance:

- * Dans une conversation, la fonction locutrice doit être occupée successivement et de manière équilibrée par différents acteurs.

- * Une seule personne parle à la fois (les chevauchements ne doivent pas se reproduire trop souvent, ni se prolonger trop longtemps, une négociation doit aussitôt intervenir sur le mode courtois ou agressif, explicite ou implicite.)

- * Il y a toujours une personne qui parle.

le réglage de l'alternance
Les tours sont parfois alloués par une personne affectée à cet emploi (président de séance, meneur du débat, "modérateur" dans un colloque) qui occupe la fonction de distributeur officiel des tours.

Le plus souvent, les changements de tours sont négociés par les participants eux-mêmes.
Les "signaux de fin de tours" sont divers:
* signaux verbaux : l'énoncé est complet, une question est posée, "bon", "voilà", "hein?", "non"
* signaux prosodiques : courbe intonative, ralentissement du débit, chute del'intensité articulatoire, pause de la voix.
* signaux mimo-gestuels : regard soutenu sur le destinataire, achèvement dela gesticulation, relâchement de la tension musculaire.

Le successeur est sélectionné par L1 ou se sélectionne lui-même.
les "ratés" du système des tours

L'alternance des tours ne s'effectue pas toujours de façon harmonieuse.

Des incidents se produisent:
* silence prolongé entre deux tours.
* interruption
* chevauchement de parole
* intrusion (un locuteur "illégitime" s'empare de la parole).

2. l'organisation structurale de l'interaction
Une conversation se présente comme une succession de tours de parole soumise à certains principes de cohérence. C'est une organisation qui obéit à des règles d'enchaînement syntaxique, sémantique et pragmatique : une grammaire des conversations. Une conversation est une sorte de "texte" produit collectivement, dont tous les fils doivent d'une certaine façon se nouer - faute de quoi la conversation est, dit-on, "décousue".

Cette organisation peut être envisagée au niveau global ou local.
- niveau global
- Il s'agit à ce niveau de reconstituer le scénario qui sous-tend l'ensemble del'interaction.
- niveau local
- Il s'agit d'étudier la façon dont s'effectue, pas à pas, l'enchaînement des différents constituants du dialogue. Par exemple, cet enchaînement peur se faire au niveau explicite ou implicite. Ainsi l'échange suivant n'est-il satisfaisant qu'à condition de considérer la valeur implicite des deux interventions qui le constituent:
- "Il paraît que ce film est intéressant - Je l'ai déjà vu."
- (Explicitement : assertion / assertion. Implicitement : proposition / rejet de laproposition.)

3. la relation interpersonnelle : la politesse linguistique.
La notion de politesse est ici entendue au sens large, comme recouvrant tous les aspects du discours qui sont régis par des règles, et dont la fonction est depréserver le caractère harmonieux de la relation interpersonnelle. La politesse ainsi conçue déborde très largement les fameuses "formules" dont sont friands les manuels de savoir-vivre.

Ces manuels s'attachent à décrire les manières de table, ou les usages vestimentaires, au même titre que l'art de la conversation: la politesse s'applique en effet aux comportements non verbaux aussi bien que verbaux, mais c'est exclusivement de politesse linguistique qu'il sera question ici.

Source:http://users.skynet.be/fralica/intro/index.htm

 

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Comment rédiger un rapport, un mémoire, un projet de recherche,

une activité de recherche en cours ?
How to write a report ? Model of report, corrections, introduction, conclusion bibliography.
http://erobory.googlecode.com/svn/trunk/
http://digidownload.libero.it/scarpaluciano2006/redigera.pdf

Il existe quelques dizaines de guides donnant des conseils sur la rédaction d’un rapport. Quelques-uns, tout comme le nôtre, sont gratuitement téléchargeables sur la toile (voir « Notre bibliographie »). L'originalité de ce manuel est qu’on y trouve également une dizaine de pages toutes prêtes servant de canevas pour rédiger un rapport (sa mise en page est déjà établie et les rubriques sont prêtes à être remplies), des modules d’entraînement (avec corrigés) comprenant des exercices d'application, des mises au point de grammaire, de vocabulaire et de stylistique. Des explications plus approfondies sont disponibles sous la rubrique « Pour en savoir plus ». Le manuel offre aussi une possibilité plus rare, celle de corrections en ligne.

Par exemple:
Module 3 : Comment situer vos idées
et celles des autres ?
Quel que soit le type de rapport à rédiger, le rédacteur doit être conscient du fait
● qu'il cherche à établir une relation avec ses destinataires et à obtenir leur adhésion,
● qu'une bonne partie de son information vient des autres,
● que, par conséquent, il lui faut maîtriser la façon dont il garde les traces de ses lectures, dès le départ (voir le module 6 pour établir des notices bibliographiques, p. 83). Il lui faut relever dans le texte consulté des citations potentielles et les conserver pour enrichir son texte ou pour des notes en bas de pages. Cela demande une discipline minutieuse.

Le plan à la française : introduction, corps du texte en plusieurs parties
et conclusion
Impérativement faire un plan ! (page 40)

Exercice d'observation et de réflexion et corrigé (page 41)

Les formules pour conclure
● Pour vous aider à conclure, voici une liste non exhaustive d’expressions et de formules
que l’on peut trouver dans des conclusions ou dans les passages conclusifs des
différentes parties d’un texte. Vous pourrez la compléter au gré de vos lectures.
Au terme de cette étude / de ce travail...
Ainsi...
Donc...
Tout cela montre...
En conséquence, par conséquent...
Nous avons vu que... et que... mais que...
Nous touchons à la fin / au terme de notre réflexion
Nous retiendrons que...
En guise de conclusion...
Je conclurai en rappelant que...
● Pour résumer et conclure :
Serions-nous en présence d’une évolution, d’un changement ?
Allons-nous vers un développement... ?
Faut-il croire que... ?
Doit-on en conclure que… ?
Ce que confirme...
Comme dirait... Ainsi que le disait...
● Pour formuler un espoir de type social, moral ou de justice, de rétablissement des
valeurs vous pouvez choisir une de ces expressions :
Nous formulons le voeu que...
Nous souhaiterions en appeler...

etc
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La structure du rapport
Il n'y a pas de forme unique et universelle pour un rapport.
N eanmoins, la structure devra
toujours comporter des el ements qui en permettent l'utilisation e cace.
Le rapport doit obligatoirement contenir :
{ une page titre ;
{ une table des mati eres ;
{ une introduction ;
{ un d eveloppement ;
{ une conclusion
et pratiquement syst ematiquement :
{ une bibliographie.
Dans la plupart des cas, on trouvera egalement :
{ un r esum e ;
{ une liste de mots-cl es ;
{ une table des gures et/ou illustrations ;
{ une ou plusieurs annexes ;
{ un glossaire.
Pourront aussi gurer, dans certains cas :
{ des remerciements ;
{ une mention de licence d'exploitation du document dans le cas o u l'on s' ecarte du r egime
g en eral du droit d'auteur (p.ex. : droit de copie non contr^ol e) ;
{ un index.

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SÉNÈQUE - DE LA BRIÈVETÉ DE LA VIE ... texte numérisé :
http://remacle.org/bloodwolf/philosophes/seneque/brievete.htm
... à télécharger ici (audio à écouter sur vos iPhone)
http://www.litteratureaudio.com/livre-audio-gratuit-mp3/
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« Te voici arrivé au dernier période de la vie humaine ; cent ans ou plus pèsent sur ta tête : voyons, rappelle ton passé, fais-lui rendre compte. Dis ce que t'en a dérobé un créancier, une maîtresse, un plaideur, un client, tes querelles conjugales, l'ordre à maintenir parmi tes gens, tes courses officieuses par la ville. Ajoute les maladies qui furent ton ouvrage, et tout le temps que tu laissas stérile, tu te verras plus pauvre d'années que tu n'en supputes. Repasse en ta mémoire combien de fois tu as été fixe dans tes projets; combien de jours ont eu l'emploi que tu leur destinais; quel usage tu as fait de ton être; quand ton front est demeuré calme et ton âme exempte de trouble ; quelle œuvre dans un si long espace a été par toi menée à fin ; que de gens ont mis ta vie au pillage quand toi tu ne sentais pas ce que tu perdais ; combien les vaines douleurs, les folles joies, les avides calculs, les conversations décevantes ont absorbé de tes moments: vois le peu qui t'est resté de ton lot; tu reconnaîtras que tu meurs trop jeune. "

Sénèque commence par exposer la thèse du traité :
la vie n'est pas trop courte, c'est nous qui la perdons.
En effet, la vie est assez longue et largement octroyée pour permettre d'achever les plus grandes entreprises, à condition qu'elle soit tout entière placée à bon escient et elle s'étend loin pour qui en dispose bien. Puis Sénèque explique comment nous gaspillons notre temps. Pour lui, de nombreux hommes courent après des plaisirs illusoires et éphémères, comme la gloire militaire ou la beauté, au lieu de se consacrer à eux-mêmes. L'auteur plaint aussi ceux qui sont accablés par la richesse, qui sont esclaves de leur vie professionnelle. De même, Sénèque s'interroge sur la valeur inestimable du temps, et regrette que ce dernier ne soit jamais vraiment considéré : On ne trouve personne qui veuille partager son argent, mais chacun distribue sa vie à tout venant et personne ne te restituera tes années, personne ne te rendra à toi même, alors qu'on considère normal de rembourser une somme d'argent empruntée. La douleur vaine, la joie stupide, le désir avide, la conversation flatteuse : tout cela nous fait perdre notre temps, et réduit en cendres la durée de notre existence. La cause de cette insouciance : chacun vit comme s'il devait vivre pour l'éternité, mais la fragilité de l'existence ne vient souvent que trop tard. Sénèque enchaîne sur une série d'exemples historiques, prenant à témoin d'illustres personnages de l'antiquité pour soutenir sa thèse, parmi lesquels on trouve Auguste et Cicéron.

Dans le passage suivant, Sénèque entreprend une longue description de ce qu'il appelle les 'occupés', et de la manière dont ceux-ci perdent leur vie. Pour l'Auteur, les occupés désignent aussi bien les débauchés, qui passent leur temps dans l'ivresse et les plaisirs de la chair que les avares, les colériques, les mondains qui passent de banquet en banquet, les élèves ou les professeurs qui consacrent leur temps à des études inutiles ou les hommes d'affaires esclaves de leur travail. Tous se perdent et tournent en rond. La métaphore suivante illustre bien ce fait :
penses-tu qu'il a beaucoup navigué celui qu'une violente tempête a surpris à sa sortie du port, a poussé çà et là et, dans les tourbillons de vents contraires, a fait tourner en cercle dans un même périmètre? Il n'a pas beaucoup navigué, mais il a été beaucoup ballotté.
En revanche, celui qui consacre tout son temps à son usage personnel, qui organise toutes ses journées comme une vie entière, ne désire ni ne redoute le lendemain. En outre, la plus grande perte pour la vie, c'est l'ajournement[...]; il dérobe le présent en promettant l'avenir.
Dans la partie qui suit, Sénèque explique que la vie des hommes occupés est extrêmement courte parce qu'elle manque de loisirs. En apprenant et en pratiquant la sagesse (puisque c'est bien cela 'l'oisiveté' stoïcienne), le sage ou du moins l'aspirant à la sagesse peut construire sa vie de façon organisée et utile. Les occupés ne savent pas se servir du temps et ne sont pas des hommes de loisir. Seuls sont hommes de loisir ceux qui se consacrent à la sagesse. Seuls ils vivent; car non seulement ils protègent bien la durée qui leur appartient, mais ils ajoutent la totalité du temps au leur. Le sage s'approprie son temps, mais aussi les siècles passés en étudiant les philosophes anciens et en suivant leurs préceptes. Les différentes écoles de philosophie sont qualifiées de familles, qui ouvriront leurs portes aux aspirants à la sagesse. À défaut de pouvoir choisir sa vraie famille, on a toujours le choix dans laquelle on va vivre sa vie. Enfin, le temps ne peut rien contre la sagesse : aucun âge ne l'abolira, aucun âge ne l'affaiblira.

Alors que les occupés fuient une chose pour une autre et ne peuvent s'arrêter à un seul désir, perdent le jour dans l'attente de la nuit, la nuit dans la crainte du jour, le sage est serein et n'a pas crainte de l'avenir.

L'œuvre se conclut sur une exhortation à Paulinus de suivre les préceptes de Sénèque, et la péroraison (conclusion d'un développement oratoire) incite les hommes à ne pas attendre leur retraite pour profiter de leur vie, mais d'en profiter tout le temps en cultivant leur goût des loisirs. De même, la retraite ne doit pas signifier l'arrêt de toute activité, en particulier de pratiquer les préceptes de la sagesse. Le désir de travail survit à la capacité de travailler.

 

 

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"Entre
Ce que je pense,
Ce que je veux dire,
Ce que je crois dire,
Ce que je dis,
Ce que vous avez envie d'entendre,
Ce que vous croyez entendre,
Ce que vous entendez,
Ce que vous avez envie de comprendre,
Ce que vous comprenez,
Il y a dix possibilités qu'on ait des difficultés à communiquer,
Mais essayons quand même ..

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Les grands esprits discutent des idées; les esprits moyens discutent des événements; les petits esprits discutent des gens.
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On a tous 2 vies. La deuxième commence quand on se rend compte qu'on en a juste une. ( Confucius)
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Nous vivons avec nos défauts comme avec les odeurs que nous portons: nous ne les sentons plus; elles n'incommodent que les autres.
Lambert (Anne Thérèse de Marguenat de Courcelles, marquise de)
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"L'ennui dans ce monde c'est que les idiots sont sûr d'eux, et que les gens censés pleins de doutes" Bertrand Russel

 

 

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