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Tendances


 


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25-07-2012  

Kiva popularise le microcrédit façon Web 2.0
Soutenu par les géants de la Silicon Valley, le site utilise les réseaux sociaux pour inciter les internautes à financer de petits entrepreneurs des pays en voie de développement.

Source: http://www.01net.com/editorial/345103/kiva-popularise-le-microcredit-facon-web-2.0/  

 

Hélène Labriet , 01net., le 02/04/2007

Patience Afari Agyei gagne sa vie en vendant des bonbons et des biscuits à Kaputo, au Ghana. Elle voudrait ouvrir sa propre boutique, mais manque de fonds. Rachel, Rebecca et Thomas aux Etats-Unis, Matthijs aux Pays-Bas, Jay et Alice à Singapour et bien d'autres ont décidé de se cotiser pour l'aider à réunir les 850 dollars nécessaires à l'achat de son commerce, après avoir découvert le projet de Patience sur le site Kiva. Au 26 mars dernier, elle avait réuni la totalité du montant de son prêt, qu'elle s'est engagée à rembourser sur un an.

 

« Kiva - unité, en swahili - est un site à but non lucratif sur lequel chaque personne disposant d'un accès Internet et d'une carte bancaire peut choisir de prêter de l'argent à taux zéro à des centaines de micro-entrepreneurs originaires d'une trentaine de pays en voie de développement », explique Premal Shah, président de Kiva.

 

Soutenu par un prix Nobel de la paix

Créé à San Francisco en octobre 2005, Kiva a vu sa popularité décoller après l'attribution en 2006 du prix Nobel de la paix à Muhammad Yunus, créateur de la Grameen Bank, l'organisme de microcrédits qui permet aux paysans pauvres du Bangladesh d'emprunter de petites sommes à un taux très bas.

« Avant la création de Kiva, il était très difficile pour un particulier de prêter son argent à un micro-entrepreneur. On pouvait faire un don, mais pas investir. Kiva liste les entrepreneurs à la recherche d'un capital à faible coût. Il rassemble les principales caractéristiques gagnantes d'Internet : les communautés, le paiement en ligne, les liens entre les différents participants, la possibilité de mettre en ligne son histoire », poursuit Premal Shah.

 

Se définissant comme un « site philanthropique 2.0 », Kiva surfe sur l'engouement suscité par les réseaux sociaux en ligne. En particulier ceux qui vivent de la bonne volonté des internautes, à l'image de Wikipédia. En quelques clics, l'investisseur crée son profil, choisit les personnes à qui prêter de l'argent et finalise la transaction grâce au paiement sécurisé par Paypal. Le site s'appuie sur un réseau d'ONG présentes dans les pays en voie de développement et qui sélectionnent les projets viables. En théorie, l'argent est remboursé en six à douze mois. En pratique, aucun emprunteur n'a pour l'instant failli à son remboursement.

 

Des fonds provenant d'une centaine de pays

Outre ce retour sur investissement, la première motivation des bailleurs reste la générosité, selon le créateur de ce projet : « Les gens veulent faire le bien, mais ils veulent être sûrs que leur argent fera la différence. Kiva garantit une transparence qui séduit les prêteurs : on sait où va l'argent, à qui on prête. Par ailleurs, à intervalles réguliers, l'emprunteur informe le prêteur des progrès réalisés grâce à son argent. » Les fonds prêtés sur Kiva proviennent d'une centaine de pays, l'Europe de l'Ouest et la Scandinavie ayant été les premiers à participer au projet.

Son succès tient également au soutien des grandes compagnies de la Silicon Valley, qui ont donné au site les moyens nécessaires pour se lancer : « Paypal, pour qui j'ai travaillé pendant six ans, offre la gratuité des transactions, ce qui est absolument vital pour garantir que la somme prêtée est celle dont dispose effectivement l'emprunteur », rappelle Premal Shah. Google, lui, contribue grandement au succès de Kiva : la publicité gracieusement offerte génère 25 à 30 % du trafic du site. La bannière publicitaire de Kiva est vue environ 40 millions de fois par mois sur YouTube. Quant à MySpace, il a largement inspiré les différentes fonctions qui animent le réseau social de Kiva. « Le soutien de ces entreprises nous a donné le coup de pouce nécessaire pour débuter, car à moins d'avoir suffisamment de bailleurs, aucune ONG n'aurait voulu s'associer au projet. De même qu'il nous fallait suffisamment d'emprunteurs pour attirer les prêteurs. »

 

A ce jour, plus de 40 000 personnes ont prêté 3,3 millions de dollars à environ 5 000 emprunteurs.

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L’association Kiva (dont le nom signifie "accord" en swahili, la langue véhiculaire de l’est de l’Afrique) est née de l’imagination de Matthew et Jessica Flannery.

 

En 2004, ce couple d’Américains passe quelques mois au Kenya, en Ouganda et en Tanzanie. Jessica, qui a intégré l’équipe de Village Enterprise Fund ("fonds pour l’entreprise villageoise") constate l’efficacité du Microcrédit pour des centaines de petites entreprises. Grâce à ce système de prêts, les petites entreprises peuvent démarrer ou s’étendre et rembourser sans problème les sommes avancées.

Matthew et Jessica Flannery ont alors l’idée de créer un site Internet pour mettre directement en relation les personnes : des particuliers des pays riches qui veulent aider et des petits entrepreneurs des pays pauvres qui ont besoin d’un coup de pouce financier.

 

La fiabilité de ce système est totale.

L’association Kiva ne verse pas directement l’argent collecté via le Web aux petits entrepreneurs, mais s’appuie, dans chaque pays, sur un réseau de banques de microcrédit.

Ce sont les banques présentes sur le terrain qui sélectionnent les projets à soutenir, s’assurent qu’ils sont réalisables et vérifient que l’argent est bien employé.

KIVA collecte les prêts et les transfèrent à la banque locale, qui les avance à l’entrepreneur.

Inversement, les sommes récupérées sont reversées à l’association, qui rembourse les prêteurs dans un délai maximal de deux ans.

Aujourd’hui, grâce à Kiva, 11 millions de dollars ont été prêtés par plus de 100.000 personnes (y compris des étudiants et des retraités) pour soutenir les projets les plus divers aux quatre coins du monde.

 

 

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