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26-01-2015  

 

Co-Housing - Co-Habitat - Danemark - Suède

entre communauté et bon voisinage intelligent

les considérations écologiques donnent un nouveau souffle à ce concept

 

Au Danemark
C’est au Danemark que le co-habitat a vu le jour. Le premier co-habitat fut établi en 1972 pour 27 familles, près de Copenhague, par un architecte et une psychologue. A l’origine, il y avait un article de Bodil Graae’s, paru en 1967 et dont le titre était : « Chaque enfant devrait avoir 100 parents. » _b Depuis lors, le mouvement s’est répandu rapidement, et aujourd’hui 1,5% de la population danoise - soit environ 50000 personnes - vit dans des co-habitats. Avec le temps, l’expérience danoise s’est affinée en intégrant progressivement les leçons des erreurs commises. Actuellement, les logements sont beaucoup plus petits en taille qu’ils ne l’étaient il y a 30 ans, et les parties communes sont beaucoup plus vastes. En effet les cohabitants veulent y passer beaucoup de temps. Par ailleurs, la nouvelle génération des co-habitats est beaucoup plus « verte ». Munksoegaard, près de Copenhague, en est probablement le meilleur exemple. Cent familles y vivent ensemble dans des habitats établis avec le respect de l’environnement comme souci prioritaire. Par exemple, les cinq salles communes sont auto-construites en bottes de paille.

 

En Suède
La Suède a également une longue tradition communautaire. Il existait déjà dans les années 30 des « maisons populaires », où plusieurs familles vivaient ensemble. Mais c’est le mouvement féministe suédois qui a joué dans les années 60 un rôle décisif pour le co-habitat, car c’était une manière de partager les corvées ménagères de manière plus égalitaire entre les hommes et les femmes. Aujourd’hui, l’association Kollek-tivhus Nu (« Co-habitat Maintenant ») promeut l’idée de manière très active dans le pays.
En Suède, la plupart des propriétés en co-habitat appartiennent à l’état, tandis qu’au Danemark ce sont des initiatives privées. Stoplyckan est l’exemple type de l’éco-habitat qui a bénéficié du soutien des politiques sociales. Aujourd’hui, c’est un vrai village, avec plus de 400 personnes, et 184 appartements répartis dans 13 bâtiments. Une autre caractéristique du côté public de Stolplyckan, c’est que les cohabitants partagent certaines des salles communes avec des agences publiques de santé. En journée, jusqu’à 18 h, ces agences occupent les espaces communs en location -le restaurant, les salles de sport et autres équipements-. Le soir, les cohabitants ont l’utilisation gratuite de ces espaces. C’est impressionnant ! Cette combinaison intéressante réduit le coût de l’entretien de ces grands espaces communs. Et puis, les personnes âgées ou handicapées, qui viennent pour les agences de santé, peuvent également fréquenter les espaces communs. Elles sortent ainsi de leur éventuel isolement. En Suède, la plupart des co-habitats sont construits verticalement, contrairement au Danemark ou aux Etats-Unis, où ils sont plus souvent à l’horizontale. D’un point de vue esthétique, un immeuble, c’est moins joli, moins village. Mais c’est à la verticale qu’on peut construire au centre des grandes villes, où par ailleurs les habitants peuvent facilement se passer d’une voiture.

 

Plus au sud...
Si le Danemark, la Suède et les Pays-Bas sont les pionniers du cohabitat, le phénomène se répand depuis quelques années au reste de l’Europe : France, Espagne, Belgique, Angleterre et Italie. En Italie le cohabitat a bénéficié d’une couverture médiatique croissante depuis 2005. On y remarque que deux types d’organisations ont émergé, ainsi qu’elles commencent à se dessiner en France : 1) le premier type se base sur le modèle américain, ou un cabinet d’experts fournit aux familles une prestation globale « clé en main » : des architectes, des avocats, des experts en communication de groupe, etc. L’avantage de ce modèle est que les cohabitants peuvent emménager assez rapidement (après plus ou moins deux ans). Toutefois, le côté problématique est le prix du foncier, car la spéculation immobilière atteint des sommets vertigineux. 2) Un deuxième type d’organisation de cohabitat est donc apparu spontanément porté par des associations sans but lucratif. CoHabitando, CoAbitare et Ecoabitare par exemple ont été créées comme alternatives aux cabinet d’experts, et permettent aux familles de trouver des solutions bien plus accessibles. Par contre, l’investissement en temps de travail personnel requis est nettement plus important, et le processus de création peut durer jusqu’à quatre ou cinq ans. Mais le jeu en vaut la chandelle, comme l’ont montré les pionniers scandinaves il y a 30 ans. Le cas italien illustre donc aussi la diversité des formes avec lesquelles le cohabitat peut se développer dans un pays, s’adaptant aux désirs des personnes, à leurs besoins et moyens financiers.

Source: http://www.soleil-levant.org/ 

 

Somewhere Between Neighborhood and Commune

Source: http://iisd1.iisd.ca/pcdf/meadows/cohousing.htm

The Global Citizen

"So you're planning a commune," my friends say.

"No, co-housing," I reply, and their faces show that I haven't clarified the matter. Co-housing is not a household word. But judging from the interest that arises when I explain it, I predict it will be.

If there were a scale of community "togetherness," it would go something like this (from least to most "together"): Neighborhood, subdivision, condominium, co-housing, eco-village, commune.

A neighborhood is made up of separately owned lots and houses built one at a time, not necessarily in the same style.

 

A subdivision has separate lots and houses designed and built all at once, usually by a developer, usually in a similar style. It may look more "together" than a neighborhood; socially it may or may not be.

A condominium is built all at once too, houses are individually owned, but land is owned and maintained jointly. Housing units are often tightly clustered or attached, which says nothing about attachments among the neighbors.

 

In all these kinds of settlements neighbors might be friends or enemies or not know each others' names. You can sell and move out, or buy and move in, without asking anyone else. These are unintentional communities, centered on the nuclear family.

Co-housing began in Denmark about thirty years ago as a reaction to the loneliness and expense of unintentional communities. Why should every family buy a lawnmower and every teen-ager have to mow the lawn every Saturday? Why should 30 mothers all have to come home from work and cook every night? Why couldn't we share childcare and meals sometimes, help each other and have fun together more than we do when we think of our homes as isolated little castles?

 

Danish families joined together and designed new neighborhoods with shared courtyards, shared gardens, play spaces, community kitchens. They called them "bofaellesskaber," which means "living communities." There are now more than 200 of them in Denmark. A book published in the U.S. in 1988 called them "co-housing." Since then dozens of American co-housing projects have sprung up.

 

A co-housing community, like a condominium, has privately owned, clustered houses and shared land. The difference is that the members take a major hand in designing the community, and they design it for sociability. There is often a "common house" with a kitchen and dining room, meeting room, and maybe a workshop or library or music room. Ten Stones Co-housing in Charlotte, Vermont, has 13 houses in a circle with the road on the outside. The middle of the circle is a big shared backyard, featuring laughing children bouncing on a trampoline.

 

Co-housing is not necessarily about living environmentally, though people attracted to co-housing tend to be into recycling and carpooling and preserving wetlands. Eco-villages take the environment much more seriously, as they do community, because both require transcending small egotistical needs in order to satisfy larger goals.

 

Eco-villages orient buildings to the south to make use of solar energy. Insulation is a higher priority than hot tubs. The common land bears organic gardens and is permanently protected from development with conservation easements. Eco-villages wouldn't think of dumping their sewage without reclaiming its nutrients -- they build composting toilets or constructed wetland wastewater treatment systems. These are communities with a mission: "creating a model [of communal and environmental responsibility] which can be replicated," says the newsletter of the Ithaca EcoVillage.

 

Thanks to the 1960s, when you start talking about any kind of intentional community, everyone assumes you mean a commune. Communes share land, buildings, vehicles, tools, food, sometimes clothing, often income, occasionally spouses, which is the part that attracts the unfailing interest of the press. Any commune that lasts, however, including religious orders that have lasted for thousands of years, has to learn a remarkable degree of discipline and selflessness. It's too bad the word "commune" has come to signify either clueless flower children or peasants herded together by atheist dictators. The real communes I know anything about are models of practical productivity and deep spirituality.

 

I'm not sure I'm good enough for a commune. I'd like to live on the togetherness spectrum somewhere around co-housing or eco-village. A lot of other people seem to want something like that too. Pioneer Valley Cohousing in Amherst, Mass., has a waiting list of 20 families. Ithaca EcoVillage in New York, has finished its first cluster of 30 homes and envisions five more clusters. Some architects and developers are specializing in helping co-housing groups bring their dreams to reality.

 

Of course architecture does not make community. Nothing prevents folks from cooperating in any kind of neighborhood. Spats can break out in a common kitchen as well as across a backyard fence. But clustered, shared spaces can save families time and money and save the planet materials and energy at the same time they make it easier to get together. Seems to me it can only help, in a culture that has swung too far toward individuality and competitiveness, to build our homes in a way that announces, in wood, brick, or stone, to those who live there and those who don't, "We honor community, and we're going to try to make it work."

 

 

 

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