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26-01-2015  

 

 

L'habitat Groupé en Belgique

Source: Ecotopie: http://www.inti.be/ecotopie/index.html   

 

Habitat groupé Belgique: géré par Habitat et Participation ASBL. L'habitat groupé est un domaine de l'ASBL.

http://www.habitat-groupe.be/

France: le réseau inter-régional de l'Habitat groupé

http://www.habitatgroupe.org/

Bois del Terre est le nom de l'habitat groupé écologique lancé en février 2002 par une poignée de familles à Ottignies (Belgique)

http://www.youtube.com/watch?v=kVFOP-4O7zI

L’habitat solidaire, ou habitat groupé avec des personnes en précarité sociale - Pascale Thys, Habitat & Participation

http://base.d-p-h.info/es/dossiers/dossier-1509.html

 

 

Qu'est-ce ?

 

En bref :

Un habitat groupé peut être d' anciens immeubles rachetés et rénovés par un groupe de personnes ou de nouvelles constructions faites avec un même architecte et un même entrepreneur. Actuellement, l'option communautaire n'est plus très développée mais il y a toujours un désir de convivialité avec la présence d'espaces publics ou communs. L'intérêt économique est important (réduction des coûts par l'achat collectif de terrain et matériaux, l'engagement d'un seul architecte et un seul entrepreneur) et souvent un idéal écologique est également présent (bioconstruction, traitement sélectif des déchets et des eaux usées,...).

Les contrats de propriétés sont tout aussi nombreux que les réalisations, mais la division en parcelles privées avec certains espaces communs est la formule la plus fréquente.

 

Réalisations

 

Belgique

L'abbaye de Saint-Denis-en-Brocqueroie (Mons):

(d'après le témoignage de Hervé Greuse, coopérateur et résident à l'abbaye)

        

Les bâtiments en ruine de cette ancienne abbaye et les terres attenantes ont été rachetés par une société coopérative. Chaque habitation correspond à des parts de la société . Il y a aussi des parties communes qui n'ont aucune parts nominatives et qui sont gérées par tous.

Chaque coopérateur dispose d'une voix et à chaque lot peut être attribué 2 voix maximum. Des décisions se prennent à la majorité simple des coopérateurs enregistrés; d'autres requièrent d'autres quotas ( par exemple pour l'admission ou l'exclusion; cette dernière n'a jamais été exécutée mais la première s'est présentée quelques fois quand un coopérateur a voulu nous quitter).

La gestion est organisée en commissions: finances, bâtiment, agricole, culturel (géré avec 2 ASBL qui comprennent les mêmes membres que la coopérative mais qui ont été créées pour simplifier la gestion).

Le seul souci actuel est la pérennité du projet: les enfants ( 20 - 30 ans ) des membres fondateurs ne sont pas intéressés à ce style de vie.

 

La Placette à Wezembeek-Oppem:

Quelques familles ont acheté un terrain situé à l'intérieur d'un bloc d'une cité-jardin. Le terrain a été divisé en parcelles privées réunies autour d'une parcelle commune: la placette. Ainsi, chaque famille dispose d'une maison et d'un jardin (à l'arrière) privés; la maison donne sur la placette. De plus, un bâtiment abrite une salle commune et un appartement pour des personnes en difficulté.

 

Terre d'Enneille (La Grande-Enneille, Durbuy):

(d'après "Terre d'Enneille", Silence 226 de janvier 1998)

Terre d'Enneille a vu le jour en avril 1992. L'originalité de cette expérience tient en la forme de la propriété: l'ensemble des terrains et bâtiments appartiennent à une société coopérative (un des fondateurs du projet est une cheville ouvrière du mouvement coopératif en Belgique) dont chaque habitant possède des parts (2 000 FB / part). Les habitants adhèrent à une charte et sont gardiens d'une maison et d'un jardin privatif de 10 ares. Quand une personne désire quitter le site, la coopérative a deux ans pour trouver une personne rachetant les parts de maison mises en vente. Ce délai écoulé, le "gardien-vendeur" peut vendre en dehors de la coopérative.

En 1997, une dizaine de personnes résidaient à Terre d'Enneille dans un lotissement d'un ha comptant six chalets, entouré de 6 ha de prairies et bois. Un bâtiment est une "hébergerie" pour accueillir les visiteurs et les personnes désireuses de mieux connaître les habitants avant de s'installer. L'installation ne se fait qu'après une connaissance de 3 mois et l'acceptation mutuelle.

Terre d'Enneille n'est pas une communauté même si certains événements communs sont proposés: le potager commun est géré par des volontaires; chacun choisit une fonction dans des tâches communes comme l'entretien des chemins, du lagunage, le recyclage, la comptabilité de la coopérative,...; une méditation est proposée deux fois par semaine; chaque lundi, un repas est pris ensemble; certains prennent leur déjeuner ensemble. Une fois par mois, la coopérative se réunit pour régler les questions administratives.

Le projet de Terre d'Enneille est encore ouvert à l'accueil d'autres "gardiens": le lotissement est prévu pour une dizaine de chalets.

 

France

Hameau de Boussac (Lot-et-Garonne):

Suite à la publication, par Pierre Gevaert, en 1993, de "L'avenir sera rural", six familles se réunissent pour envisager un retour à la terre. En 1995, ces familles achètent un hameau de 88 ha (dont 60 de terres agricoles et 17 de bois) qui contient un manoir, en bon état, et ses dépendances agricoles en ruines. Le manoir a été acheté sous forme de Société Civile Immobilière; les terres agricoles, elles, ont été achetées sous forme de Groupement Foncier Agricole. Chaque famille possède des parts de la SCI et du GFA. Chaque dépendance agricole, avec un terrain d'un demi ha, a été acquise, en propriété privée, par une famille.

Depuis 1997, des appartements ont été aménagés dans le manoir pour accueillir des familles intéressées par un retour à la terre.

Les projets agricoles ont connu des difficultés au démarrage: après un an, une seule des quatre personnes travaillant la terre poursuivait le travail. Ensuite, deux nouveaux agriculteurs (un éleveur de vaches jerseyaises et un maraîcher) se sont installés, mais de façon plus indépendante.

 

En 1998, Boussac montre un visage extérieur de réussite remarquable: en, à peine, deux années, cinq bâtiments, dont certains très ruinés ont été entièrement reconstruits et habités, 60 ha de terres cultivés en bio et le manoir presque complètement transformé en immeuble à appartements de qualité mais à loyer modéré. Toutes ces réussites n'ont pu, malgré tout, empêcher les conflits inhérents aux projets idéalistes. Ainsi, il existe des oppositions entre les habitants engagés dans des projets agricoles désirant vivre de la terre et ses produits et ceux travaillant à l'extérieur et plus intéressés par un certain aspect spirituel du retour à la terre.

Ce projet présente aussi une caractéristique remarquable à méditer par les personnes intéressées par l'habitat groupé: la rapidité de lancement du projet. En quelques mois, les fondateurs ont été rassemblés et l'achat effectué; là où de nombreux groupes se réunissent, mensuellement, pour mettre au point une charte et chercher des cohabitants puis finissent par éclater par lassitude. Ici, à Boussac, on n'a pas cherché à pondre la meilleure charte ni cherché le meilleur voisin, on s'est jeté à l'eau en se disant qu'il faudra, de toute façon, faire des compromis et trouver des terrains d'entente.

 

Néanmoins, les habitants ont été confrontés, assez rapidement, à des imprévus du projet:

le cohabitant se désolidarisant du projet et désirant revendre sa maison pouvait revendre sa maison à des personnes tout à fait désintéressées du projet et ne désirant pas reprendre les parts de SCI et GFA correspondantes. Les autres sociétaires se retrouvent alors dans l'obligation de racheter les parts dans un certain délai et d'accepter l'installation dans le hameau de personnes avec des intérêts très éloignés au projet. Le fait s'est présenté en 1998 et risque de se représenter car deux autres maisons sont en vente (janvier 1999).

La médiatisation (dans les revues écologistes) de cette expérience présentant des signes remarquables de réussite fait que le hameau est, parfois, l'objet, à la belle saison, de visites d'écotouristes et autres entrant comme dans une réserve d'indiens. Alors, si vous désirez visiter Boussac, contactez Ruralis.

 

 

Pour en savoir plus:

Personnes-ressource et associations

Belgique

Terre d'Enneille

94-102,Grande-Enneille

B-6940 Durbuy

Tél.: +32 (0)86/ 32 34 56

chcoop@@@ecovillage.org 

 

France

Ruralis

Association animée par Pierre Gevaert liée au renouveau de Boussac

BP 23 F-47130 Port-Sainte-Marie

Tél.: +33 (0)5 53 67 41 42

 

Bibliographie

L'exode urbain est-il pour demain? Pierre Gevaert, Ruralis 1997

L'auteur, voisin de Boussac, présente, notamment, la résurrection de ce hameau à laquelle il a participé. Il donne aussi des "recettes" pour réussir des expériences similaires.

© Paul De Neyer, janvier 1999.

Accueil: http://www.inti.be/ecotopie/index.html  

 

 

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